Attendre et attendre, il faut vraiment se le dire....

Âgée de 80 ans, j'ai eu la chance de me présenter à l'urgence de l'hôpital... (Archives)

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Le Nouvelliste

Âgée de 80 ans, j'ai eu la chance de me présenter à l'urgence de l'hôpital entre Noël et le premier de l'An. D'abord au triage, puis le règlement stipule que si ta vie n'est pas en danger (que t'aies 50 ou 80 ans) eh bien, pas de différence, tu dois attendre ton tour.

Ayant subi un nucléaire en début de journée, me voilà prise de malaises vers 11 h du soir. Mais qu'importe, le règlement est là et tu dois attendre et attendre. L'infirmier à l'entrée me dit: je vous ai quand même à l'oeil, je vais quand même prendre votre pression, à l'occasion car elle est beaucoup trop élevée (191/111).

Au fil du temps, je dirais quatre heures d'attente, juste avant le dernier à passer avant moi, l'infirmier reprend ma pression pour constater qu'elle a légèrement diminué. L'attente n'est quand même pas terminée car vers les six heures, c'est maintenant à moi de voir le médecin. Qu'à cela ne tienne, une toute douce infirmière m'apprend que je dois retourner en salle d'attente car une ambulance arrive et le médecin se doit d'y être. Déçue, mais se faisant dire que si c'était nos parents, nous aimerions qu'un médecin s'en occupe toute de suite. Donc attente et attente. Une heure et demie plus tard, on me rappelle mais pour attendre encore une grosse demi-heure dans la salle de visite. Pourquoi? Je ne sais pas... Enfin, une infirmière arrive pour savoir la liste de mes malaises et me dit que le médecin sera là bientôt. Encore attendre et attendre... Arrive la médecin qui décide que je dois avoir une prise de sang mais que je dois attendre encore un heure pour en avoir des nouvelles. Je retourne dans la salle de visite pour me faire dire: le médecin est demandé auprès d'un malade. Enfin, au bout d'une autre demi-heure d'attente, le médecin revient et nous dit que nous pouvons quitter.

Nous quittons enfin à 10 h du matin et nous y étions depuis 11 h 30 la veille.

En quittant, mon conjoint et moi, étant donné que nous étions dans le temps des Fêtes, avions en tête le bon vieux rigodon québécois: «C'est comme ça, ça s'passe dans les urgences: tape la galette, les jeunes et les vieux avec...»

Merci monsieur le ministre Barrette pour la rapidité de notre système de santé.

Jeannette Fréchette

Trois-Rivières

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