Le bien-être animal

Le chien est un animal de compagnie, il... (La Presse)

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Le chien est un animal de compagnie, il a besoin d'affection et d'interaction avec ses humains et d'autres chiens, il a besoin de jouer, de marcher, de courir, etc.

La Presse

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Le Nouvelliste

En réponse à la lettre de Maxime Leclerc-Gingras dans le Nouvelliste du 4 janvier.

M. Leclerc-Gingras a écrit une lettre d'opinion très pertinente, intelligente et bien rédigée. J'ai été sur son site Web, et c'est évident que c'est quelqu'un qui a à coeur le bien-être animal. Cependant, je ne crois pas que la chaîne soit un faux problème et je ne pense pas que les cas de chiens à la chaîne soient aussi isolés que ça.

Quiconque vit en campagne (ça semble plus fréquent en campagne qu'en ville) a vu de ces pauvres chiens enchaînés dehors, quelle que soit la température, avec une ridicule niche en bois pour se protéger des éléments.

C'est aussi vrai qu'il y a bien des chiens obèses qui vivent douillettement dans un salon, sans stimulation adéquate, mais on s'entend que c'est impossible à réglementer! Et ça ne veut pas dire pour autant qu'il ne faut pas réglementer un autre problème: les chiens à la chaîne 24/7. 

La question se pose: qu'est-ce que ça donne de se procurer un chien si c'est pour le laisser enchaîné dans le fond de la cour? Je ne parle pas ici des chenils, mais bien des particuliers.

Le chien est un animal de compagnie, il a besoin d'affection et d'interaction avec ses humains et d'autres chiens, il a besoin de jouer, de marcher, de courir, etc. Aucun de ces besoins n'est comblé pour le chien au bout de sa chaîne. Par contre, il y a fort à parier que le «chien de salon» aura certains de ses besoins comblés, même si c'est loin d'être une situation idéale.

Malheureusement, ce n'est pas une loi qui va changer les mentalités. Il faut que les gens comprennent que le chien n'est pas une bébelle. On pourrait commencer à s'attaquer au problème en interdisant les élevages commerciaux (usines à chiots).

Il devrait y avoir des règlements stricts sur le nombre de chiens qu'un éleveur peut posséder, car on s'entend qu'une personne qui a 200 chiens ne peut pas s'en occuper de façon adéquate et répondre aux besoins de tous ces chiens. De plus, toute personne faisant l'élevage et la vente de chiens devrait posséder un permis et avoir suivi un cours pertinent.

Et évidemment, les animaleries ne devraient plus vendre d'animaux. Tout ça, c'est dans un monde idéal et on en est loin! La SPCA Montréal lutte contre les usines à chiots et la vente de chiens en animalerie depuis longtemps, mais même si cette lutte est encore à gagner, cela ne veut pas dire qu'on ne peut pas mener la bataille sur d'autres fronts, comme les chiens à la chaîne. Pour ce qui est des chenils, tout chenil qui se respecte ne devrait-il pas déjà posséder des installations pour abriter ses chiens en cas de grand froid? 

Danielle Hart

Saint-Pierre-les-Becquets

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