Si Dieu existait...

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Le Nouvelliste

Dans l'édition du 7 janvier dernier, un infirmier de Shawinigan s'en prend au ministre Gaétan Barrette, concernant l'aide médicale à mourir dans la dignité.

Ce brave chevalier de la santé, qui oeuvre sûrement avec conviction et dévouement, rejette l'idée de mettre un terme aux terribles et inutiles souffrances d'un être humain à l'agonie. Il s'en remet à un pseudo commandement de Dieu pour justifier son acceptation des douleurs d'autrui. Le Seigneur aurait écrit: «Tu ne tueras point». Dans le cas des divorces, certains plus croyants que d'autres avançaient semblable énoncé: «Ce que Dieu a uni, l'homme ne le séparera point». On comprend bien aujourd'hui que le supposé Père de l'humanité n'avait rien à voir là-dedans. Si, il y a quelques millions d'années, Dieu a écrit ses directives, à qui les a-t-il données? Ces commandements, si valables soient-ils pour la plupart, sont la création de la religion. De plus, si celui qu'on appelle l'Être suprême s'était exprimé, il aurait sûrement dit: «Tu ne laisseras pas souffrir indûment ton semblable». Et, s'il est aussi bon qu'on on le prétend, il n'est probablement pas d'accord à limiter le patient à des soins moraux et spirituels quand la souffrance est atroce et que la fin de vie est la seule solution.

Roger Matteau

Shawinigan

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