Kaliana, jeune immigrante Malgache

Pour souligner la journée des Nations Unies, les élèves de l'école primaire... (123RF)

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Le Nouvelliste

Pour souligner la journée des Nations Unies, les élèves de l'école primaire d'éducation internationale (secteur centre) ont vécu une journée de conscientisation aux problèmes que peuvent éprouver les immigrants. Nous avons en effet reçu certains élèves immigrants de l'école secondaire des Pionniers.

Ils nous ont parlé des causes de leur migration et des impacts de cette décision sur leur vie personnelle. Le but de cette journée est que chaque classe fasse une action au courant de l'année scolaire pour aider les immigrants. Nous avons approfondi le sujet de l'immigration car il est abordé lors du module de recherche «Une nouvelle terre d'accueil».

Pour nous aider à faire notre action, nous avons reçu la visite de M. Éric Langevin, journaliste au Nouvelliste. À la lumière de nos nouveaux apprentissages, nous avons réalisé des entrevues avec 18 élèves immigrants.

Chaque élève de cinquième année était ensuite invité à écrire un article de journal afin de sensibiliser la population aux difficultés rencontrées par nos immigrants. Nous tenons à remercier Le Nouvelliste qui a participé à notre projet en acceptant qu'un journaliste vienne nous rencontrer et en publiant un article de journal écrit par une élève de cinquième année, Alyssa Riendeau.

Nous tenons à remercier également Florence Cornibert, Jean-Philippe Proulx, Line Desgagnés et Gérald Garceau pour l'organisation de la journée de l'ONU. Merci également à tous les élèves de la classe de 5e année, qui ont été très engagés dans leurs démarches.

Marjolaine Aubry

Titulaire de 5e année

École primaire d'éducation internationale

Jeune immigrante de Madagascar, Kaliana Razakamananifidiny était âgée de 11 ans lorsque ses parents lui apprennent qu'ils émigreront pour aller rejoindre son père au Canada. Celui-ci y était installé car il travaillait dans une université. C'est alors qu'en 2011, une semaine après la nouvelle, elle et sa famille quittèrent leur pays.

Leur départ précipité a causé de la confusion dans la famille car, en raison d'un problème familial, ils n'avaient qu'une semaine pour rassembler leurs affaires et partir.

Leur voyage a été très long et très dur. En avion, partir de Madagascar et venir jusqu'ici au Canada prend environ deux jours mais le décalage horaire nous donne l'impression d'un voyage de plus longue durée.

Kaliana était heureuse de venir s'installer au Canada car elle y verrait son père beaucoup plus souvent, contrairement à avant. Malgré sa joie, une pointe de tristesse accentuait ses émotions parce qu'elle quittait ses amis, sa famille et des éléments malgaches qu'elle appréciait.

En arrivant ici, elle fût surprise par le goût de la nourriture, qui était très différent de celui de son pays d'origine. De plus, elle préféra l'éducation que l'on offrait ici car on est moins nombreux dans les classes. À Madagascar, ils sont près de 40 enfants dans une seule classe.

Son père trouvait intéressant d'avoir un programme d'études qui nous permet d'avoir trois langues différentes et d'apprendre à être plus ouvert sur le monde. Il décida alors que sa fille irait dans une école qui offrait ce programme. Kaliana est présentement à l'école secondaire des Pionniers, à Trois-Rivières, et elle adore son programme.

À Madagascar, elle apprenait à parler français depuis la maternelle, mais le vocabulaire et la façon de parler venait de France, alors en arrivant ici, elle fût sous le choc de ne pas bien pouvoir comprendre. Elle et sa famille ont été obligées de prendre des cours pour apprendre correctement notre façon de parler et s'adapter à nos expressions.

À l'école, elle était la seule personne qui venait de Madagascar. Se faire des amis a été très difficile à cause des différentes expressions qu'elle employait et de son accent. Les élèves se moquaient d'elle. Suite à toutes ces moqueries, elle s'est tue et s'est fait très discrète, se faisant presque oublier. C'est finalement lorsque des gens ont essayé de prononcer son nom qu'elle s'est fait des amis.

Elle s'ennuie beaucoup de Madagascar, mais n'y est jamais retournée. Elle voit sa famille et ses amis sur les réseaux sociaux. Cela fait maintenant presque cinq ans qu'elle a quitté Madagascar, mais elle apprécie beaucoup le Canada.

Alyssa Riendeau

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