Qui peut aider la psychiatrie à soigner les malades en santé mentale?

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Le Nouvelliste

J'ai lu, avec une immense désolation, le drame d'une famille dont l'un des leurs souffre de maladie mentale. La Charte des droits de la personne stipule que «tout être humain a droit à la vie, ainsi qu'à la sécurité, à l'intégrité et à la liberté de la personne».

Le paravent derrière lequel se dissimule la bureaucratie gouvernementale et médicale ne tient pas compte de la souffrance, de la détresse et de la menace à l'intégrité de la personne.

La personne en délire, en psychose, en décompensation psychologique, n'est plus en mesure de prendre soin d'elle. Elle ne reconnaît même plus la nécessité de se faire soigner... et on attend son consentement, car elle est «libre». Comment peut-on faire une telle affirmation lorsque le contrôle de sa vie lui échappe totalement et que ses proches sont impuissants à obtenir de l'aide?

Il y a quelques décennies que, comme société, nous avons choisi d'investir pour vaincre le cancer, les maladies cardiaques, etc. et cela porte ses fruits car le plan clinique se raffine. Selon moi, la maladie mentale est aussi grave car elle mine la qualité de vie, menace cette vie et constitue une «bombe à retardement».

Nous préférons nous horrifier des drames qui découlent de cette maladie plutôt que de la reconnaître et tenter de mettre sur pied des protocoles spécifiques à cette maladie.

Bien sûr, la porte des urgences est ouverte et la référence en psychiatrie se fait quand il y a un geste grave de posé. Lorsque l'accalmie survient, cette personne retourne dans son milieu.

Je regarde, avec admiration, l'organisation mise sur pied en oncologie, par exemple.

Le cancer qu'est la maladie mentale, qui ronge le cerveau, anéantit une personnalité et désorganise la vie des proches, ne nécessiterait-il pas la mise sur pied d'un plan d'intervention structuré et d'un protocole d'intervention et de suivi aussi rigoureux? Par exemple, combien y a-t-il de personnel, en dehors du milieu hospitalier, qui a la compétence pour travailler avec cette clientèle? Combien avons-nous vu de travailleurs sociaux, de psychologues et autres professionnels de la santé se démener pour référer en psychiatrie car ils se sentent démunis face à cette clientèle?

À force de se relancer la balle, elle finit par tomber entre deux chaises et là que peut-il arriver? Un drame qui va forcer l'attention, qui va faire la une des médias... et qui va anéantir des familles.

Diane Magnan

Trois-Rivières

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