Avoir la région à coeur

L'Amphithéâtre Cogeco a littéralement donné l'électrochoc touristique que... (La Presse)

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L'Amphithéâtre Cogeco a littéralement donné l'électrochoc touristique que Trois-Rivières attendait depuis longtemps.

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Stéphan Frappier
Stéphan Frappier
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Qu'ont en commun le maire Yves Lévesque, le conteur Fred Pellerin, l'écrivain Bryan Perro et les Aigles de Trois-Rivières de la Ligue Can-Am? Tous les quatre ont favorablement fait vibrer la région au cours de la dernière année et c'est pour cette raison que Le Nouvelliste les a nommés personnalités de l'année dans leur secteur respectif.

Au-delà des allégeances politiques, au-delà de la popularité qui dépasse les frontières, et au-delà de la simple pratique d'un sport, nos récipiendaires ont clairement démontré que nos actes et nos décisions peuvent avoir un impact significatif sur le développement et la visibilité d'une région.

Le choix d'Yves Lévesque fera peut-être froncer quelques sourcils. Normal qu'un politicien qui n'a pas la langue de bois et qui a tendance à faire à sa tête ne fasse pas l'unanimité. Dans le dossier de l'Amphithéâtre Cogeco, certains citoyens préfèrent encore se rappeler que le premier magistrat a dû contourner des signatures de registres défavorables pour réaliser son rêve d'avoir un lieu de rassemblements culturels au confluent du Saint-Laurent et du Saint-Maurice. C'est leur droit.

L'été 2015 a par contre donné raison à l'acharnement du maire. L'Amphithéâtre Cogeco a littéralement donné l'électrochoc touristique que Trois-Rivières attendait depuis longtemps. Peut-être que les opposants reviendront à la charge dans plusieurs années si cet impressionnant équipement connaît des moments plus difficiles. Mais, pour l'instant, rien n'indique qu'il s'agit d'un feu de paille et Yves Lévesque a bien raison de se pavaner comme un paon.

En 2015, le maire Lévesque a également tenu tête à l'Union des municipalités du Québec. Insatisfait du nouveau pacte fiscal et de la trop grande place qu'occupent les maires des grandes villes au sein de l'organisme, il a carrément décidé de ne pas renouveler l'adhésion de Trois-Rivières à l'UMQ. Bien sûr qu'il réintègrera un jour les rangs, mais il aura quand même eu le mérite d'envoyer le message que les villes du Québec devraient se cabrer un peu plus devant les décisions du gouvernement.

Ajoutez à cela le projet du District 55 qui prend forme, la quiétude qui est revenue à l'hôtel de ville et le nouveau colisée qui commence enfin à se concrétiser, et vous avez un maire qui a vraiment connu une bonne année 2015. Un maire qui, à tort ou à raison, sait se tenir debout au nom de ses convictions.

Dans le monde des arts et spectacles, Le Nouvelliste a été incapable de faire un maître entre Fred Pellerin et Bryan Perro. En fait, ces deux artistes se démarquent en faisant leur art dans leur région et pour leur région. Résultat: c'est toute la population de la Mauricie qui en tire profit sur le plan touristique. Vous voulez des exemples?

En 2015, Bryan Perro a créé un tout nouveau spectacle (Dragao) pour la Cité de l'énergie et celui-ci a connu un énorme succès, il a aussi été nommé directeur de la culture à Shawinigan, il a adapté le texte de Moby Dick pour le TNM en s'assurant que la pièce allait être présentée à Shawinigan, il a célébré les cinq ans de Perro éditions et il a écrit un livre sur l'aventure de Frédéric Dion en Antarctique. Ouf! 

Pour sa part, durant la même période, Fred Pellerin a remporté deux autres Félix pour son album Plus tard qu'on pense, il a fait son entrée au musée de cire Grévin, il a chanté avec Céline sur la trame sonore de La Guerre des tuques, il a une fois de plus été présent dans son Saint-Élie natal en refaisant les capsules pour les audio-guides destinés aux touristes en plus de participer activement aux festivités du 150e du village et de présenter la série Saint-Élie-de-Légendes sur les ondes de Radio-Canada, et il a également été actif pour la cause des écoles, en appui aux élèves, en écrivant une lettre intitulée «La grève des tuques». Qui dit mieux? Est-ce qu'une autre région au Québec peut se targuer d'avoir deux ambassadeurs culturels aussi impressionnants? Assurément pas!

Du côté sportif, les Aigles de Trois-Rivières ont fait revivre les belles années du baseball dans la cité de Laviolette en remportant le championnat de la Ligue Can-Am. L'organisation trifluvienne ne s'est pas contentée de briller sur le terrain.

En fin d'année, les dirigeants de la formation et l'ancien directeur général Bob McDuff ont aidé le joueur Javier Herrera, en danger dans son pays d'origine, dans sa démarche visant à obtenir l'asile politique au Canada. Une initiative qui va bien au-delà du sport et qui démontre tout l'esprit de famille qui règne au sein des Aigles de Trois-Rivières.

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