Martyre des temps modernes

Cédrika Provencher...

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Cédrika Provencher

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Le Nouvelliste

Lettre à Cédrika Provencher

On découvre ton corps, mais surtout la beauté et la grandeur de Cédrika.

Comme toutes les filles de ton âge, tu rêvais grand: une bonne santé, de bons succès scolaires, une profession qui comblerait tes charismes, le projet de fonder une famille, tout cela avec ton sourire rayonnant et ta généreuse disponibilité presque sans limite.

Tous ces espoirs de réaliser tes projets étaient à l'horizon. En pleine fleur de l'âge, on a volé ta vie sans raison et d'une façon brutale. Ta mort me rappelle celle d'une jeune fille de ton âge, Maria Goretti, qui au début du siècle dernier fut tuée à l'arme blanche pour avoir résisté à son agresseur. Conduite à l'hôpital, elle mourut le lendemain en pardonnant à son agresseur. Plus tard, elle fut canonisée par le pape Pie XII.

Je connais aussi un jeune homme de ton âge qui jadis s'est présenté au temple de Jérusalem pour consacrer sa vie à répandre l'amour. Lui aussi quoique innocent fut tué atrocement pour sa beauté, sa bonté, sa générosité.

Si le martyre est le témoignage de sacrifier sa vie avec courage, j'ose affirmer que tu es vraiment une martyre des temps modernes. Comme les témoins précédents tu continues à vivre autrement.

Ta courte vie n'a pas été inutile. Déjà ton sacrifice porte beaucoup de fruits, à l'échelle même de la province. Ta mort a provoqué une vague d'unité et de solidarité comme en témoignent les offrandes de fleurs, de peluches, d'oursons en si grand nombre. Elle a suscité de nombreuses manifestations d'amour, de compassion, de prière, d'admiration pour ta vie sacrifiée. Plus encore, la fondation créée pour te rechercher sauvera sans doute d'autres martyres et perpétuera la grandeur de ta mort injustifiée.

Malgré ma peine, ma tristesse, je me console pour ne pas dire me réjouit de ta beauté, de ta générosité, de ton courage, de ta grandeur d'âme, de ta joie de vivre tout en sachant que tu es toujours vivante autrement. 

Pour ta courte vie si bien remplie et inspirante, tu suscites toute mon admiration. 

Je te dis merci. Goûte à la plénitude de la Vie. Au plaisir de se revoir.

Raymond Anctil

Bécancour

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