Et si l'UQTR attrapait le ballon...

Le projet de football à l'UQTR mérite d'être... (François Gervais)

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Le projet de football à l'UQTR mérite d'être relancé.

François Gervais

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Le Nouvelliste

L'auteur, Normand Meunier, de Trois-Rivières, a fait carrière dans le milieu sportif scolaire régional.

Bien sûr, quand un projet nous est présenté, il faut savoir l'analyser, le comprendre et le placer en perspective. Il faut savoir accepter les opinions émises par les personnes concernées et comprendre le raisonnement tenu. En présentant un document, le signal du dialogue est donné et normalement, dans les échanges, on peut arriver à s'entendre.

Il est normal que les opinions soient différentes, elles sont reliées aux rôles ou à la place qu'on occupe dans la société. Qu'elles soient de l'ordre de l'enseignement, de la formation, de l'appentissage, de l'administration, de l'épanouissement ou tout simplement du loisir, les opinions seront positives et intéressantes si elles sont émises avec respect dans la discussion.

Je rejoins Jean-Marc Beaudoin qui tient des propos intéressants qu'on pourrait retenir et appliquer dans nos cheminements personnels. Il a donc écrit dans sa chronique du 27 novembre titrée L'inquiétante frilosité de l'UQTR: «Il ne faut pas qu'elle perde ce goût de la conquête», «On a adopté comme une attitude de nonisme à tout ce qui est nouveau...», «Si l'UQTR ne se défend pas mieux, elle va régresser...», «Il faut préparer dès maintenant l'avenir...». Et j'ajoute qu'il faut savoir éviter la pusillanimité et faire preuve d'audace, de courage, d'esprit ouvert et de prise de ses responsabilités face à un projet bien outillé et fortement appuyé par le milieu.

Je veux manifester mon appui au comité qui a préparé sérieusement et avec rigueur le projet de ramener une équipe de football à l'UQTR. Pour en avoir discuté en profondeur, je pense que le projet devrait être accepté par les autorités de l'établissement. Hormis le contexte socio-politique un peu tendu, l'argumentaire me semble acceptable et mérite un suivi, surtout que le projet a reçu l'appui de nombreux partenaires et investisseurs.

J'espère que les membres du comité vont accepter de relancer les démarches d'acceptation malgré le refus récent. Dans les années 95, on rêvait d'un stade à construire sur les terrains du Collège, projet qu'on nous disait trop dispendieux en ces années de coupes budgétaires; eh oui, dans ces années-là aussi il y avait des coupes!

Nous sommes demeurés visionnaires et optimistes et avons présenté quand même un projet innovateur au Cégep de Trois-Rivières pour construire un stade avec une surface synthétique qui est devenu le stade Diablos.

On était loin de faire l'unanimité autour de la table. Mais on croyait solidement à notre projet. Après de nombreuses démarches et discussions et avec l'aide du milieu des affaires dont messieurs Gilles Trudel de Cap Excavation, François Ricard de la firme Pluritec et de l'architecte André Carle qui ont été les instigateurs, avec l'appui du maire Yves Lévesque de Trois-Rivières, de la direction du Cégep et de nombeux anciens, on a réussi à inaugurer le stade des Diablos le 11 septembre 2004. Dans les mois et les années qui ont suivi, nous sommes devenus les précurseurs et la référence à travers le Québec pour ceux qui projetaient une telle installation.

En acceptant de poursuivre les démarches d'acceptation du projet, les membres du comité auront le loisir de peaufiner encore mieux leur projet. Ainsi, ils pourraient peut-être repenser le site de jeu. C'est certain que le stade Diablos se prête bien au projet, mais rien n'égale un stade sur le campus même de l'Université pour développer le sentiment d'appartenance.

Parlons-en avec l'organisation actuelle des Patriotes au hockey... On peut penser, en étant un peu visionnaire, qu'après quelques saisons de football bien réussies, pas nécessairement en terme de victoires, mais en termes d'animation festive, de belles assistances et de satisfaction, on rêverait de jouer sur le campus universitaire...

Le ministre Jean-Denis Girard devrait non seulement appuyer un tel projet mobilisateur, innovateur et communautaire, mais l'aider à cheminer dans les instances politiques régionales et provinciales. Et ce ne serait pas considéré comme de l'ingérence. N'est-ce pas inclus dans le mandat d'un député?

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