Qui connaît Edward Bernays?

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J'imagine que vous allez vous souvenir de son nom maintenant: Edward Bernays, l'as manipulateur de la fluoration!

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Quelqu'un connaît Edward Bernays? Je suis sûre que non. Je vous le présente. Neveu de Sigmund Freud, fondateur de la psychanalyse, Edward Bernays a récupéré cette psychanalyse du subconscient pour s'en servir dans sa quête de manipulation.

Il est considéré comme le père de la propagande politique institutionnelle et de l'industrie des relations publiques (Wikipedia). Il a très bien su exploiter les découvertes de son oncle. Très peu de gens le connaissent et pourtant son anonymat dans notre paysage culturel actuel est inversement proportionnel à l'ampleur des dommages occasionnés par le succès de sa méthode de propagande. 

Bernays fut l'un des premiers à vendre des méthodes utilisant la psychologie du subconscient pour manipuler l'opinion publique. Son livre le plus célèbre? Propaganda, comment manipuler l'opinion en démocratie. Bernays procède par biais, utilisant des figures d'autorité par lesquelles il rend le produit intéressant, voire incontournable.

Il a notamment utilisé des figures de médecin pour promouvoir la cigarette, entre autres pour Lucky Strike, compagnie de tabac réputée dans les années 20. Presque tout le monde connaît cette vieille image du médecin, cigarette au bec, disant «Trust us, we're experts».  Quoi de plus convaincant qu'un médecin pour vous dire que la cigarette est bonne pour vous! Avouez que c'était très vendeur pour l'époque.

Dans les années 40, Bernays travaille pour General Motors. À cette époque GM ne pouvait vendre plus de camions, le marché étant saturé. Bernays réalise que la concurrence ne vient pas des autres fabricants, mais du chemin de fer. Il convainc son client d'une idée totalement folle, s'attaquer aux trains en faisant une promotion rageuse de l'autoroute. D'où la disparition des trains électriques urbains au profit des automobiles. Par la suite, les contribuables contemporains paieront des milliards pour réutiliser cette méthode de transport.

Voilà, j'arrive à la fluoration!

Dans les années 50, des compagnies aux prises avec des tonnes de déchets industriels, dont l'acide fluorosilicique produit, entre autres, par la Aluminium Compagny of America (ALCOA), rejettent leurs déchets de fluorure directement dans l'environnement. L'agriculture, les animaux de ferme et la flore tombent malades. ALCOA est inondée de poursuites.

Devinez qui les sort du pétrin: le Mellon Institute of Industrial Research (fondé par l'actionnaire majoritaire d'ALCOA, Andrew Mellon) et notre personnage machiavélique, Edward Bernays. L'institut, avec plein de scientifiques pour démontrer la science du fluor, et le démoniaque Barneys, pour en faire la promotion! Ils forment des comités scientifiques-bidon avec des médecins-bidon qui écrivent de vrais articles qui paraissent un peu partout.

Une autre méthode du terrible Bernays: utiliser les émotions pour faire passer son message. Message qui persiste encore aujourd'hui: le fluorure ajouté à l'eau potable pour la santé dentaire des enfants, des démunis, de la bonne société qui se préoccupe de ses pauvres enfants. Son slogan pour cette propagande: «Healthier Children through fluoridation» (enfants en meilleure santé grâce à la fluoration). 

Avouons que le gars était quand même génial, car encore de nos jours, nous subissons les répercussions de ses actions.

J'imagine que vous allez vous souvenir de son nom maintenant: Edward Bernays, l'as manipulateur de la fluoration!

Christiane Bernier

Trois-Rivières

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