Une place au soleil 

Le 3 décembre était la Journée internationale des personnes handicapées... (123RF/Jordan McCullough)

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Le Nouvelliste

Le 3 décembre était la Journée internationale des personnes handicapées décrétée par les Nations unies en 1992.

Dans un monde où prédomine l'image, où la perception subjugue la réalité, c'est à se demander quelle place occupe ces personnes.

Quand nous nous trouvons dans une situation en présence de gens différents, les réfugiés, sujet à la mode, les personnes handicapées ici, nous pouvons avoir le réflexe de nous sentir intimidés, avoir peur. 

Et si nous prenions la question par l'autre bout de lorgnette. Avant d'être handicapés, ces gens sont des personnes à part entière qui ont leur place au soleil.

Depuis le début de cette année scolaire, je travaille comme surveillant d'élèves sur l'heure du midi, en compagnie d'une autre personne, d'un groupe de neuf jeunes de 13 à 18 ans avec des déficiences, à l'école secondaire Val-Mauricie de Shawinigan-Sud.

Ils se nomment Nicolas, Cynthia, Océane, Arianne, Keven, François, Michael, Maxime et Camille.

Dès le premier jour, je me suis senti à l'aise. Il est vrai que j'avais déjà côtoyé ce type de personnes dans un emploi antérieur.

Je crois que ce sont souvent dans les détails que l'on apprend beaucoup sur ces personnes. Un Maxime qui anime un quiz sur des chansons populaires et tous les autres amis de la classe se prêtent au jeu.

Une Cynthia et une Camille qui m'ont étonné et pas juste moi, leurs amis, de par leur prouesse au hockey à l'intérieur du local de psycho-motricité. Toutes deux étaient heureuses et fières.

Une Arianne et un Keven jouant à la Wii.

Un Nicolas et un François que je challenge au basket.

Ou encore le fou rire contagieux d'Océane.

Que dire davantage de Michael, fier de me parler de la partie de hockey de la veille et fort de statistiques sur le rendement des joueurs. J'avoue qu'il en connaît plus que moi en bien des occasions.

Étonnants, surprenants les petits gestes. Il suffit d'écouter, d'un coup de pouce, par exemple, de ranger la boîte à lunch dans le sac d'Océane et de Michael confinés dans leur fauteuil roulant.

Bien sûr, il peut y avoir des p'tites crises de l'un ou l'autre à certains moments où il faut répéter les consigne, mais ce sont des ados!

Cette expérience me consolide dans mes valeurs à travers ces leçons de simplicité, d'entraide, de franchise, de respect.

Bravo aux enseignantes et enseignants et aux parents responsables de ces jeunes qui partagez ces valeurs et merci à ces jeunes de me garder les deux pieds sur terre.

André Gendron

Shawinigan-Sud

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