Mon voisin est un humain

La promesse de Justin Trudeau d'accueillir 25 000 réfugiés... (Photo fournie par UNICEF Canada)

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La promesse de Justin Trudeau d'accueillir 25 000 réfugiés syriens d'ici la fin de l'année a été remise en cause dans la foulée des attentats sanglants de Paris, vendredi dernier.

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Le Nouvelliste

Le Canada va accueillir 25 000 réfugiés syriens. Pendant que je me réjouis, d'autres capotent bien raide.

En gros, on n'en veut pas. Ces gens-là sont peut-être des terroristes qui vont voler nos jobs ou être sur le BS pour le restant de leur vie en plus d'assimiler la population canadienne à l'islam radical. Lire tout ça me fait mal à l'âme.

Nous vivons dans un monde capitaliste où règne l'accès à la propriété privée et la recherche constante du profit. Plus ta richesse est importante, plus ton pouvoir et ta liberté prennent aussi de l'importance. Or, à force de vouloir vivre confortablement dans ce mode de vie, on finit par oublier que notre voisin est aussi une personne à part entière comme nous.

Mais qu'est-ce qui a créé cet énorme cratère entre l'Occident et l'Orient? Entre les riches et les pauvres? Comment se fait-il qu'on en soit rendus à préférer les laisser crever dans un pays déchiré et ce,dans l'ignorance? Et c'est sans compter les autres crises. Comment se fait-il que l'Indonésie brûle littéralement sans qu'on ne le sache? Qu'on laisse des milliers de filles se faire violer en toute impunité ici ou ailleurs? Qu'on laisse des enfants fabriquer nos vêtements? Que sur ma rue, je croise quotidiennement un tas d'itinérants? Qu'une personne âgée se voit refuser l'accès à un autobus parce qu'il lui manque 0,10 $? Sommes-nous devenus si insensibles? Pourtant, il me semblait que le monde entier avait été choqué par la mort atroce d'Aylan Kurdi...

Sincèrement, je n'ai pas beaucoup d'espoir. Même que je ne pense pas voir le monde entier se redresser les épaules pour aider les plus démunis de mon vivant. Je ne parle pas de charité, je parle d'équité. Pour tout le monde évidemment, pas juste entre blancs.

Mais j'avais quand même juste envie de rappeler que les gens de l'autre bord, ceux qui font peur et qui vont atterrir ici bientôt, sont comme nous. Ils ont une famille, ont vécu des joies et des peines, ont été en amour, font souvent de leur mieux, font parfois preuve de paresse, ont des passions, des colères, des envies, des idées et surtout, une vie à vivre et ce, peu importe leurs choix.

Aurélie Paquet

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