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Yves Lévesque... (Photo: François Gervais)

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Yves Lévesque

Photo: François Gervais

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Le Nouvelliste

Plusieurs contribuables trifluviens ont dû sursauter en lisant leur Nouvelliste du 17 novembre. Parlant de la politique d'accueil des réfugiés syriens, Yves Lévesque aurait déclaré : «Il n'y a rien de pire que de faire ces choses rapidement».

Pourtant, si en cas de crise humanitaire on se doit de ne pas se traîner les pieds, ce n'est pas le cas pour tous ces projets pour lesquels notre maire fait tout à la va-vite depuis trois mandats déjà.

Il a fait si vite, qu'on se doute bien aujourd'hui que les retombées promises maintes fois ne sont pas et ne seront pas au rendez-vous. Le Technoparc, comme le musée Boréalis et l'Amphithéâtre et toutes leurs infrastructures, qui n'en finissent plus de se multiplier, tels les services sanitaires, les rues, les allées piétonnières, les passages à niveau, etc, représentent des dépenses fermes à la charge unique des citoyens.

Quand on prend connaissance des prévisions budgétaires, on comprend mieux pourquoi on prévoit encore une fois un déficit de 7,5 millions $, notre dette accumulée passant de 333,49 millions $ à 341,9 millions $. Et on nous prend vraiment pour des cons en nous annonçant dans la même phrase un surplus de 4 millions $ assorti d'un déficit de près de 8 millions $. Curieusement, plus on fait de surplus à Trois-Rivières et plus on se retrouve dans le trou!

On pourrait se consoler si le parc immobilier, qui nous faisait miroiter de futurs revenus de taxation foncières, était une réalité. Malheureusement, la fameuse tour à condos de 14 étages et les nombreux blocs appartements promis n'ont été qu'un mirage et ils n'existent dorénavant que sur les nombreuses maquettes qui en ont fait la promotion. Cette situation est le fruit de l'improvisation qui continue de contaminer tous les projets de développement. 

Pensons, par exemple, au choix d'un site pour l'édification du futur colisée. Véritable roman-savon local, le site prévu est passé au fil des circonstances du Complexe sportif Alphonse-Desjardins, au boisé de l'UQTR et pour l'heure, au District 55. Encore ici, va-t-on racheter des terrains de la Ville quatre à cinq fois le prix vendu comme on l'a fait à Trois-Rivières-sur-Saint-Laurent alors que l'on n'a même jamais considéré construire le nouveau colisée là où se trouve l'ancien, sur des terrains nous appartenant, dans un lieu central qui, au surplus, a besoin d'être revitalisé?

Au moment où l'on impose à la grandeur de la province un régime d'austérité pour tous les employés de l'État, la mairie, désormais libérée de toute opposition, continue de plancher sur des projets coûteux, mais qui assurent de la visibilité, tout en négligeant dangereusement l'entretien et la rénovation des infrastructures municipales essentielles telles les rues, les égouts et les bâtiments qui tombent en ruines.

Après avoir passé l'été à applaudir le Cirque du Soleil, les billets de faveur foisonnant ici et là, il serait peut-être temps de commencer à faire les comptes de nos cartes de crédit municipales.

Pascal St-Pierre

Trois-Rivières

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