Il doit garder le cap

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Le Nouvelliste

Après les attentats de Paris, la pression est forte sur Justin Trudeau pour l'amener à renoncer aux deux promesses qu'il a mises en oeuvre, soit l'arrêt des bombardements aériens et l'accueil des réfugiés syriens.

D'abord, ces bombardements, de l'avis de tous les experts, sont contre-productifs face à un ennemi qui maintenant se mêle aux populations civiles et se terre parfois à plusieurs mètres sous le niveau du sol. Ils ne servent qu'à semer, comme on peut malheureusement le constater chaque jour, l'horreur et la dévastation parmi les civils, grossir ainsi le flot des migrants et renforcer parmi les victimes le nombre de djihadistes.

Seule une intervention terrestre concertée et massive, nous dit-on, pourrait venir à bout de Daesh, mais aucun pays, pas même la France mise au défi ou la belliqueuse Russie, n'est prête aujourd'hui à aller sur ce terrain.

Or, pour l'instant, il y a une urgence humanitaire s'aggravant chaque jour et le Canada, conforme à son rôle traditionnel de générosité et de compassion, doit faire sa part, tout en demeurant extrêmement vigilant quant à l'approche sécuritaire du problème.

Le premier ministre n'a pas dit non plus qu'il allait déserter la coalition et se cantonner à un rôle pacifiste. Il a parlé d'une «autre forme» de soutien, sûrement plus utile que les bombes de nos F-18. On peut penser à un rôle de formation, d'encadrement ou de support aux troupes combattantes actuelles, notamment aux Kurdes. Justin Trudeau doit garder le cap sur ses promesses, et démontrer qu'elles ont été mûrementréfléchies et ne sauraient êtreinfluencées par les émotions que l'action des terroristes vient de susciter.

Christian Feuillette

Montréal

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