Faire sa part

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Le premier ministre Philippe Couillard

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Le Nouvelliste

En ces temps de privation, tout le monde demande à tout le monde de faire sa part pour aider les gouvernements à remettre leurs déficits à zéro. Je suis bien d'accord avec l'idée, ne serait-ce seulement que pour ne pas laisser trop de dettes aux générations futures. Par contre, cela devient un peu frustrant de voir à quel point les gouvernements ne font eux-mêmes pas l'effort de faire leur part. Cela ressemble pas mal à dire: faites ce que je dis, mais faites pas ce que je fais.

Que ce soient les dirigeant d'Hydro-Québec, les lieutenants gouverneurs, les ministres et les députés, tout ce beau monde continue quand même à se voter des augmentations de salaire (comme il a été proposé par M. Couillard pour les députés) ou à cesser de travailler pour pouvoir toucher des bonus de retraite. Et quand un citoyen essaie de leur taper sur les doigts, ces personnes nous répondent: l'autre avant moi le faisait, alors pourquoi je n'y aurais pas droit moi aussi. Après ça, tout le monde dit que le gouvernement fourvoie le peuple, pourquoi je ne le ferais pas moi-même? Belle affaire, non?

Quelle belle manière de penser!

Si je ne faisais pas médiatiser cette façon de faire, je pense que je ferais un chèque de 7 $ par mois à mon gouvernement, soit l'équivalent de l'augmentation d'aide sociale que je reçois depuis peu (2015).

De toute façon, le 7 $ que je reçois par mois suffit à peine à m'acheter un 2 litres de lait et un pain...

Claude Béland

Notre-Dame-du-Mont-Carmel

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