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Tanné (123RF/Jordan McCullough)

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Le Nouvelliste

Tanné

Aujourd'hui, si j'avais droit à un seul mot pour décrire mes sentiments, je choisirais le mot tanné.

Je suis tanné d'un gouvernement qui n'écoute pas sa population. Je suis tanné d'un gouvernement qui méprise l'éducation, la jeunesse, bref l'avenir du Québec. Je suis tanné de contacter chaque semaine le gouvernement et n'avoir jamais de réponse convenable. Je suis tanné de vivre dans ce monde d'illusions où le gouvernement dit «donner la parole aux jeunes» alors qu'il sait très bien qu'il s'en contrebalance.

Aujourd'hui, je suis tanné. Je suis tanné, oui, mais j'ai aussi espoir. J'ai espoir encore malgré toutes ces tentatives, que mes efforts portent fruit. J'ai espoir de voir les choses changer pour le mieux. J'ai espoir. Un jour j'aurai gagné. Un jour, les choses auront changé.

Vincent Mercier

Initiateur du mouvement «Les jeunes pour Secondaire en spectacle»

Shawinigan

La curée

Mes frères et mes soeurs d'école sont en grève. Je ne voulais pas. J'ai bien tenté de leur dire la bêtise de courir vers ce sacrifice qui n'en est pas un. J'ai essayé de leur montrer la fourberie de celui qui prétend être leur ami, ce rassembleur malade qui les parasite.

J'ai ensuite dressé le portrait caché du patron infâme, l'élu menteur et manipulateur qui tripote l'âme des gens et qui assassine à travers nous le futur du peuple. J'ai parlé d'un vrai combat, pas celui qu'ils veulent faire à ciel découvert, pancartes à la main, devant la machine de la honte armée jusqu'aux dents de décrets et de lois spéciales toutes plus sauvages les unes que les autres.

Voilà cinquante ans que les loups politiques sont prêts pour la curée et à mettre en pièces les jaseux de liberté, les nourrisseurs d'enfants que nous sommes. Mais voilà, mes soeurs et mes frères n'entendent déjà plus, saoulés de chants de victoire et gavés de propagande par le faux socialiste, celui qui pactise en coulisses avec le capital.

J'ai froid dans le dos, le clairon sonne l'appel, les doux vont sortir des tranchées, encore une fois, nourrir les coquelicots.

Frank Brisson

Sainte-Monique

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