Souvenons-nous de nos héros

Des gens déposent leurs coquelicots sur la tombe... (ARCHIVES, La Presse Canadienne)

Agrandir

Des gens déposent leurs coquelicots sur la tombe du Soldat inconnu à Ottawa.

ARCHIVES, La Presse Canadienne

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Le Nouvelliste

Il faut se souvenir, sans quoi le sacrifice de milliers de Canadiens perd tout son sens. Ils sont morts pour nous, pour un ensemble de traditions qu'ils chérissaient et un avenir auquel ils croyaient. Ils sont morts pour le Canada et notre province, le Québec. Le sens de leur sacrifice dépend de notre conscience nationale collective, notre avenir leur sert de monument.

L'an passé, la terreur était à Ottawa et à Saint-Jean-sur-Richelieu, à quelques kilomètres de notre télé... Tout à coup, nous étions sur tous les médias du monde. Le caporal Nathan Cirillo a été abattu en faisant le garde devant le monument du soldat inconnu. Peu avant, l'adjudant Patrice Vincent a perdu la vie dans un stationnement de Saint-Jean-sur-Richelieu.

Tous deux visés par des djihadistes terroristes de chez nous. Nous avons perdu alors notre inconscience, avouons-le. Nous ne sommes pas à l'abri de la menace terroriste, nous sommes passés de guerre de terrain à guerre d'idéologies.

Protégera nos foyers et nos droits, ce sont les dernières paroles de l'hymne national. C'est notre valeur de foi trempée qui est sensée protéger nos foyers et nos droits. Deux soldats ont perdu la vie en son nom. Faudrait bien que ça soit les derniers.

Il y a mieux que l'innocence de celui qui n'a jamais connu la douleur, il y l'espérance de celui qui l'a connue. Chez nous, il faut se souvenir aussi du caporal-chef Denis Demers de Shawinigan décédé le 12 septembre 2014 et, du lieutenant-colonel Stéphane Beauchemin, de Saint-Célestin, décédé le 16 janvier 2014. Des militaires qui ont servi en ex-Yougoslavie ou en Afghanistan, revenus avec de graves séquelles post-traumatiques. 

Nous tenons souvent pour acquis notre mode de vie actuel, comme notre liberté de participer au choix de notre propre gouvernement. Chaque année, novembre est le mois du souvenir. Empressez-vous de vous procurer le coquelicot qui vous sera offert par les membres de la Légion royale canadienne et soyez présents aux cérémonies du souvenir dans nos villes.

Soyons reconnaissants. Ils méritent qu'on s'arrête pour se souvenir d'eux. Oui, des Canadiens-français/Québécois étaient bien là dans ces grandes croisades pour vaincre le fascisme, le terrorisme, l'État islamique et faire triompher la liberté.

Faisons en sorte qu'on évite le plus possible que tous ces héros ne soient oubliés.

Jules Pinard

Trois-Rivières

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer