Quelle honte!

Les premiers participants à la 4e édition de... (Photo: Andréanne Lemire)

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Les premiers participants à la 4e édition de la Marche mondiale des femmes arrivaient à peine au parc portuaire de Trois-Rivières que des milliers d'autres suivaient derrière jusqu'à la rue des Forges.

Photo: Andréanne Lemire

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Le Nouvelliste

J'étais de la Marche des femmes le 17 octobre dernier. Journée émotive s'il en fut une, avec en trame de fond du rassemblement les disparitions de femmes autochtones.

C'était avant Val-d'Or. Nous avons voulu croire ce jour-là, toutes et tous autant que nous étions, qu'une lueur existait peut-être au bout du tunnel. Qu'une prise de conscience commune, porteuse de plus jamais, pointait peut-être à l'horizon. Nous écoutions les oratrices se succéder sur scène, pleurer leur douleur et leurs espoirs dans les langues du territoire. Les mots importaient d'ailleurs peu; dans l'émotion, la foule était une, solidaire. Solidaire de ce peuple qui souffre dans un silence assourdissant depuis trop longtemps. Et dont les premières victimes, comme à l'habitude, se veulent femmes et enfants. Avec elles, donc, nous espérions... Avant Val-d'Or.

Aujourd'hui, l'heure est au réveil. Et il est brutal. Nous ne pouvons plus parler d'incidents, nous devons parler d'une culture. Et elle est malheureusement nôtre. Nous avons manqué, on ne sait plus quand, un rendez-vous avec l'Histoire... Ce peuple, c'est nous. Ce territoire, c'est le nôtre. Quand les plus faibles d'entre nous souffrent, nous souffrons toutes et tous. Plus de silence, l'inclusion et la réparation doivent devenir nos priorités.

Aujourd'hui, j'ai honte. Puissions-nous, par nos actions, retrouver un peu de dignité. Toutes et tous.

Sébastien Houle

Saint-Élie-de-Caxton

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