La Ville nous abandonne

Les maisons touchées par la pyrrhotite seront évaluées... (Stéphane Lessard)

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Les maisons touchées par la pyrrhotite seront évaluées à 40 % de leur valeur d'origine.

Stéphane Lessard

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Le Nouvelliste

Jeudi, la Ville de Trois-Rivières a clairement choisi d'abandonner ses citoyens sinistrés en annonçant que dorénavant les maisons affectées par la pyrrhotite seront dévaluées arbitrairement, selon un échantillon bidon, à 40 % de la valeur d'une maison sans cancer du béton.

Peu importe le taux de pyrrhotite, une maison sinistrée ne vaut rien sur le marché. Ceux qui vendent, le font à genoux en donnant littéralement l'investissement le plus important de leur vie à la banque ou encore à des entrepreneurs en construction qui ont flairé la bonne affaire.

Au cours des trois dernières années, je croyais bien, comme beaucoup d'autres citoyens, que la pression financière sur la Ville de Trois-Rivières engendrée par la perte d'impôts fonciers aurait motivé l'ensemble de nos élus municipaux à rediriger cette pression sur leurs collègues à Québec et Ottawa. J'étais bien naïf de croire cela. C'est beaucoup plus facile pour le gouvernement municipal Lévesque de remettre le poids de ce béton gangrené sur les épaules des citoyens piégés dans leur maison, que de les aider à sortir de cet enfer!

Chaque jour, de nouveaux cas surgissent et beaucoup de gens nient encore ce problème. Les propriétaires sinistrés par la pyrrhotite ne sont pas des consommateurs mal avisés qui auraient choisi par exemple de construire en zone inondable ou encore sur des terrains instables. Pourtant, ceux-là on leur porte secours! Les victimes de la pyrrhotite demandent tout simplement un répit. Nous n'avons aucun contrôle sur la situation que nous subissons.

Au final, selon les propos de France Cinq-Mars, directrice générale associée à la Ville de Trois-Rivières (article du Nouvelliste) l'opération 40 % pyrrhotite ne permettra de percevoir que la modique somme de 350 000 $: «L'impact financier pour les coffres de la Ville est donc relativement faible.» Alors pourquoi avoir pris cette décision au Service de l'évaluation? Si pour l'administration Lévesque ce montant n'est pas significatif, sachez que pour les victimes de la pyrrhotite c'est un fardeau de trop!

Serge Boudreau

Trois-Rivières

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