Pensez donc aux cordonneries!

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Les cordonneries sont aujourd'hui une espèce en danger, elles doivent être protégées.

La Presse

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Le Nouvelliste

Les cordonneries sont aujourd'hui une espèce en danger, elles doivent être protégées. Leur matière première est le cuir, bien que la grosse étoffe et d'autres matériaux soient aussi utilisés dans leur domaine.

Les gens qui y travaillent réparent des chaussures, des bottes, des manteaux, fabriquent des ceintures, des sacoches pour moto, des sacs à main, des sacs à dos, des étuis, des toiles pour bateaux et plus. On y fait des articles sur mesure, on y répare souvent l'irréparable. Grâce à ces artisans, la vie de plusieurs articles est prolongée.

Une cordonnerie est une richesse pour toute municipalité. Elle est un service supplémentaire offert à la population. La cordonnerie a pignon sur rue, elle paye des taxes à la Ville et à la Société de développement commercial.

Elle fait sa déclaration de revenus, collecte des taxes pour l'État, est munie d'une ligne téléphonique commerciale, elle transige avec l'extérieur pour obtenir sa matière première, utilise des services de livraison. Comme tout autre commerce légitime, elle crée du mouvement et permet à l'argent de circuler.

Lorsqu'on parle d'achat local, la cordonnerie comprend le message. Acheter localement permet de créer et de conserver des emplois chez nous, permet aux propriétaires d'entreprises de vivre. Toutefois, la cordonnerie proteste lorsque des organisations publiques, des entreprises ou individus, font faire des travaux que la cordonnerie pourrait faire, par des gens qui travaillent dans leur sous-sol et qui, de ce fait, ne participent pas à la vie commerciale de la communauté.

L'entreprise de fond de cave déclare-t-elle ses revenus? Peut-on parler de travail au noir ? Ce type d'entreprise prend-il les responsabilités financières d'une entreprise légitime? Savez-vous que ces comportements déviants fragilisent le commerce légitime, l'entreprise responsable? Pour économiser quelques sous? Leur donner du travail et encourager leurs pratiques démotivent l'honnête entreprise.

Si nos institutions souhaitent poursuivre dans cette voie, il faudrait dès aujourd'hui mettre sur pied un système d'appel d'offres public. Tous les commerces visés auraient alors la possibilité de soumissionner et de protester en cas de pratiques abusives. Le plus sage serait encore de faire travailler votre cordonnerie, ainsi vos cordonniers seraient mieux chaussés. 

Céline Guay

Jacques Dupras

Cordonnerie La Bottine souriante

La Tuque

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