Policiers et policiers

Martin Prud'homme a reconnu que le corps de police... (Photothèque La Presse)

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Martin Prud'homme a reconnu que le corps de police devait revoir la formation offerte aux agents qui travaillent dans le centre-ville de Val-d'Or où prévaut une situation particulière. Mais il a assuré que les policiers du poste 144 avaient «bonne réputation».

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Le Nouvelliste

Je ne m'en prends pas aux policiers, pour qui j'ai le plus grand respect, mais à ceux qui les déshonorent par leurs actions indignes alors qu'ils sont drapés de l'autorité que leur confère d'office leur profession.

Quelle audace! Des policiers qui osent parler d'allégations! Qui donnent l'impression de nier les faits vécus par ces femmes autochtones que l'on a cruellement blessées et déshonorées; par le fait même, on enfonce encore plus le couteau dans les blessures douloureuses de ces malheureuses. Des policiers dans le déni qui, au lieu de se ranger solidairement  autour de la ministre en signe d'indignation contre de tels actes, lui demandent de s'excuser!

Des policiers dont certains étaient forcément au courant ou ont peut-être été témoins de ces actes odieux. Des policiers qui reconnaissent ainsi, s'ils ne sont pas tout bonnement complices, qu'ils sont incapables de voir des tragédies qui se passent sous leur nez... Qui pourra vraiment enquêter sur ce genre de crimes si la police est indéfectiblement solidaire avec ses membres les plus ripoux? La solidarité c'est noble, la justice l'est encore plus.

Nous connaissons toutes et tous des policiers de valeur. Des gens irréprochables et dont l'humanisme à toute épreuve est un vrai baume pour le coeur de leurs concitoyens. Sans aucun doute, ils sont la majorité. Ceux-là, qu'en pensent-ils donc? La profession de policier est une profession des plus nobles. Elle exige une parfaite probité, car sans cela, à qui peut-on faire confiance lorsqu'il y a situation de danger? La rigueur est de mise face aux exactions quand bien même elles viendraient de nos collègues, amis et même de notre propre famille. Il en va de la santé de toute la société.

Que la ministre ne s'indigne pas serait une grave erreur. Rester silencieux face à de telles révélations reviendrait à faire preuve de complicité. À moins que l'on me dise que toutes les victimes qui ont osé courageusement témoigner ont fomenté un énorme complot pour discréditer les policiers, auquel cas les reporters qui ont obtenu de tels témoignages sont de foutus incompétents incapables de reconnaître des témoignages sincères de mensonges diffamatoires. Ça, voyez-vous, je ne le crois pas!

I

mmense respect aux policiers honnêtes qui font leur dur boulot.  Aucun cadeau pour ceux qui abusent de leur position et des privilèges que leur donne ce métier si lourd à porter. Ce sont ceux-là qui déshonorent la profession, qui portent atteinte à l'honneur et à la réputation de l'immense majorité de policiers compétents, honnêtes, sincèrement engagés et dévoués à ceux qu'ils doivent protéger des voyous. 

Malik Hammadouche

Trois-Rivières

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