Le monde vu d'ici: les couteaux du désespoir

Humilié depuis plus de 60 ans, ses territoire... (Photo : Samer - Flickr)

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Humilié depuis plus de 60 ans, ses territoire «ratatinés» occupés militairement par l'armée israélienne et colonisés par plus de 500 000 juifs, le peuple palestinien est au bord du désespoir et ne voit plus d'autres solutions pour faire entendre sa cause que de s'attaquer à l'arme blanche à ses voisins israéliens.

Photo : Samer - Flickr

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Le monde vu d'ici

Texte sur l'actualité internationale du Comité de solidarité de Trois-Rivières. »

Le Nouvelliste

Les violences entre Israël et la Palestine ne cessent jamais vraiment.

Des fois, celles-ci se font assez remarquables pour attirer le regard des médias occidentaux. Ce mois d'octobre en est un excellent exemple.

La «guerre des couteaux»

À l'origine de la multiplication des affrontements: l'esplanade des Mosquées. Ce lieu saint, autant pour les musulmans que pour les juifs, est régi par un statu quo issu du conflit de 1967. Ainsi, les musulmans sont autorisés à accéder au lieu pour y prier à toute heure du jour ou de la nuit, tandis que les juifs, au même titre que les touristes non musulmans, peuvent s'y rendre, sans y prier, à certaines heures. 

Malgré l'affirmation de Benyamin Nétanyahou, premier ministre d'Israël, de la validité de ce statu quo, les Palestiniens accusent l'État israélien de vouloir le remettre en question. Ainsi, la police israélienne a interdit aux musulmans de moins de 40 ans de se rendre à l'esplanade des Mosquées, pour des raisons de sécurité. En effet, Israël, face à la multiplication des attaques à l'arme blanche, a décidé d'une série de mesures sécuritaires. 

La « guerre des couteaux », l'arme étant devenue un symbole dans cette escalade de violence, a engendré, entre le 1er et le 20 octobre, 43 morts palestiniens et 1 mort arabe israélien d'un côté, et 8 morts israéliens de l'autre. Comme à chaque fois, la bataille est inégale: aux couteaux palestiniens répondent les armes à feu israéliennes. La jeunesse des attaquants palestiniens est frappante, et témoigne d'un profond désespoir.

Un processus de paix dans l'impasse

Le conflit, qui dure maintenant depuis 1948 - date de création de l'État d'Israël par l'ONU sur les territoires palestiniens -, est dans une impasse, et aucune stratégie à long terme ne se dessine pour y mettre fin. Car si les faits semblent favoriser les Israéliens, le droit international penche néanmoins du côté palestinien. Les centaines de résolutions prises par le Conseil de sécurité et l'Assemblée générale des Nations Unies en attestent. La solution de ce conflit pourrait pourtant être simple et figure dans la résolution 181 du 29 novembre 1947, qui définit un plan de partage de la Palestine entre deux États indépendants, l'un arabe, l'autre juif, et la résolution 242 du 22 novembre 1967, qui condamne l'«acquisition de territoire par la guerre», et exige le «retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés».

À la dernière Assemblée générale des Nations Unies, qui a eu lieu en septembre dernier et qui a vu le conflit syrien monopoliser la majorité des débats, Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, a profité de son discours annuel devant l'Assemblée pour annoncer que la Palestine ne se sentait plus liée par les Accords d'Oslo signés en 1993. Depuis leur signature, Israël n'a cessé de les violer, notamment en poursuivant sa politique de colonisation illégale.

Collaboration: Alice Grinand

Pour en savoir plus: www.cs3r.org

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