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La plage de Batiscan... (Photo: Stéphane Lessard)

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La plage de Batiscan

Photo: Stéphane Lessard

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Le Nouvelliste

En réaction à la lettre de Jean Charest «Vous désirez tuer Batiscan?» publiée le 17 octobre.

Monsieur Charest, quand je vous ai lu dans Le Nouvelliste, j'ai perçu que vous aviez vraiment de la difficulté à accepter le résultat du référendum du 27 septembre dernier.

Tout d'abord, j'aimerais vous rappeler que votre rôle comme conseiller municipal est de représenter l'ensemble de la population. Depuis l'élection de ce conseil municipal: provocations, chicanes, mises en demeure, séances houleuses, divisions et arrogance font partie de la stratégie utilisée pour diriger Batiscan. Dans une démocratie, c'est tout à fait normal et sain d'avoir des divergences d'opinions. Ce n'est pas en provocant vos opposants que vous allez calmer le jeu.

Guy Caron et Hélène Grandbois avaient le droit de répondre à l'éditorial de Ginette Gagnon et celle-ci avait également le droit de s'exprimer sur ce sujet d'actualité. Dans la dernière campagne électorale, ce projet n'a pas été mentionné. De plus, quand vous dites et je vais vous citer: «c'est la première ''maire'' qui a assez de couilles pour porter ce magnifique projet à terme.» Fin de la citation. Je trouve que votre affirmation est un manque de respect total envers les femmes.

Monsieur Charest, j'aimerais vous rappeler certains faits sous mon administration municipale. Premièrement, Solange Leduc-Proteau, qui fut conseillère municipale de 1997 à 2014, fut pour moi une précieuse collègue sur qui j'ai toujours pu compter pour faire avancer Batiscan et non une «subordonnée» comme vous le dites de façon mesquine. De 2001 à 2013, tous les membres du conseil ont pu, selon leurs disponibilités et motivations, s'impliquer dans divers dossiers. Comme maire, j'ai toujours voulu travailler en équipe et tous les membres du conseil avaient le droit de parole lors des séances publiques du conseil.

Dans le dossier de la plage, en 2012, nous avons rencontré un groupe de riverains qui vivaient des situations difficiles par rapport aux utilisateurs de la plage. Notre projet était de municipaliser une partie de la plage à partir du quai jusqu'à vis-à-vis le Manoir de Batiscan. Pour réaliser ce projet, la condition essentielle était d'avoir l'accord des propriétaires riverains. Après quelques rencontres, les propriétaires riverains concernés ont refusé de poursuivre cette démarche. Nous n'avons pas abandonné, mais nous souhaitions respecter le choix des citoyens. Ma façon à moi de faire avancer les dossiers n'a jamais été de confronter, mais d'écouter et surtout de respecter les gens de Batiscan. De plus, je n'aurais jamais fait dépenser de l'argent inutilement aux contribuables qui travaillent très fort pour gagner leur vie.

Concernant mon implication dans le comité du non j'aimerais vous rappeler, monsieur Charest, que je l'ai fait pour la seule et bonne raison que votre projet tel que présenté ne tenait pas la route. Les élus municipaux nous demandaient de leur donner un chèque en blanc sans cadre financier. De plus, depuis deux ans, le compte de taxes a connu des hausses. En 12 ans, sous mon administration, chaque fois que nous présentions un projet on était en mesure de présenter les coûts et l'impact sur le compte de taxes.

Pendant mes 16 années d'implication en politique municipale, dont 12 ans à titre de maire, mes collègues du conseil municipal et moi, avec la collaboration des employés municipaux, avons développé Batiscan d'une façon harmonieuse. En effet, avec 7,9 millions $ d'investissements dont 5 millions $ de subventions tout en respectant la capacité de payer des gens de Batiscan. Nous avons offert à la population de Batiscan un exemple de saine gestion municipale.

Christian Fortin

Batiscan

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