Justice et injustice

Guy Turcotte... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE)

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Guy Turcotte

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Le Nouvelliste

Comme des centaines de personnes, je suis outrée de la décision du juge André Vincent concernant la libération de Guy Turcotte. Semble-t-il qu'un public bien informé des faits et du droit ne perdra pas confiance dans l'administration de la justice.

Ce que je comprends, c'est que la justice protège les coupables au détriment des victimes. On libère l'assassin et on emprisonne une mère et sa famille en les narguant avec une décision légale. Comment voulez-vous qu'on comprenne?

Si cet incident était arrivé à ce juge, que son gendre tue froidement à grands coups de couteau ses petits-enfants, si Isabelle Gaston était sa fille, une survivante, blessée au plus profond d'elle-même pour le reste de ses jours; si on disait à ce juge qu'il doit comprendre, car la loi c'est la loi dans une société libre et démocratique, il n'aurait aucun sentiment de dégoût face à la loi?

Comment se fait-il qu'en droit le principe du gros bon sens n'existe pas? En droit, qu'en est-il du coeur? La compassion est-elle hors norme? Faudra-t-il en arriver un jour à se faire justice soi-même pour que les coupables soient punis?

J'accorde tout mon soutien à la famille Gaston dans cette épreuve en espérant que justice soit rendue, car aujourd'hui on doit malheureusement reconnaître que la justice égale l'injustice.

Hélène Perron, Lac-à-la-Tortue

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