Batiscan: la guerre intestine

Batiscan... (Photo: Stéphane Lessard)

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Batiscan

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Le Nouvelliste

En réaction à la lettre de Jean Charest «Vous désirez tuer Batiscan?»
Wow! Jean Charest, conseiller au siège numéro 6 de Batiscan. «Que c'est triste Batiscan au temps des amours mortes; que c'est triste Batiscan quand on ne s'aime plus.» (Batiscan remplace le mot Venise)...

La démocratie, la vraie, aurait avantage à se régénérer partout dans la province de Québec, et la plus petite pierre d'assise sur laquelle elle devrait reposer est la politesse. Il y en a aussi bien d'autres principes fondamentaux qui devraient être remis à la mode: le dialogue (dia = à travers = entre = pont, et logue = parole = connaissance), le respect mutuel, et combien d'autres principes de base en civilité. L'écoute peut-être, l'attention à l'autre.

L'utilisation des paralogismes (raisonnements faux qui tuent la démocratie) dans l'argumentation pour défendre un point de vue est lamentable dans bien des débats politiques (au Québec, comme ailleurs aussi); il faut s'en conscientiser pour rehausser ce débat politique qui s'effrite, et même disparaît de plus en plus au profit d'un dangereux silence ou d'une direction des affaires publiques de plus en plus unidirectionnelle et dictatoriale.

Qui plus est, cette direction-là le fait au nom de la démocratie; l'unique démocratie représentative. Il y a même des coopératives (Desjardins) qui menacent leurs membres d'exclusion si ces derniers contestent verbalement ou critiquent la direction des affaires; elles appellent ça «tenir des propos offensants»! Crime de lèse-majesté punissable depuis 2010. Sommes-nous toujours en démocratie chez Desjardins et au Québec?

Il faut savoir que cette forme de démocratie (représentative) n'en est qu'une parmi d'autres. Qu'est-ce que la démocratie sans la participation des citoyens et leur libre expression sans menace quelconque?

Si la démocratie d'aujourd'hui est à ce point empoisonnée de toutes sortes de manigances politiques et juridiques, il faut dès lors la réinventer pourla sauver. Au fond, la démocratie exige qu'elle se réinvente constamment; c'est là son essence même.

Il y a et il y aura toujours deux côtés à une médaille; vouloir empêcher ça, tient de l'illogisme ou de l'autoritarisme. Que la démocratie gagne à ne pas tenter de ridiculiser le regard intéressé des deux côtés d'une médaille, sinon le risque croît de faire de nos villes et villages, et de nos institutions, des lieux où il ne fait plus bon y vivre. Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît pas.

Sans dialogue respectueux, il n'y a pas de démocratie, il n'y a pas de connaissance de la vérité, il n'y a pas de progrès de l'humanité.

François Champoux, Trois-Rivières

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