Les droits et les devoirs

«Vous parlez d'un droit, ce mot revient souvent,...

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«Vous parlez d'un droit, ce mot revient souvent, mais on n'entend jamais parler du devoir qui lui est attaché, à savoir chercher du travail pour se soustraire à la mendicité et peut-être en laisser plus pour les vrais nécessiteux.»

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Le Nouvelliste

En réponse à la lettre de Pierre Blanchet «Le gouvernement abuse-t-il du système?», publiée mardi.
En novembre 2013, vous militiez dans cette chronique en faveur d'un revenu mensuel de 1300 $ pour un prestataire de l'aide sociale.

Deux jours plus tard, je vous répondais par le même canal en vous faisant une liste de leurs gratuités et en comparant leur situation à celle d'un travailleur au salaire minimum. Je vous souligne que le système est bâti pour des personnes qui n'ont aucun accès à l'emploi ou une contrainte médicale. Ceux là, il faut s'assurer qu'ils vivent décemment.

Quant aux prolétaires aptes à l'emploi, le monde n'en peut plus. Le gouvernement investit beaucoup dans les programmes de retour à l'emploi, mais les prestataires fuient le téléphone; j'en ai été témoin à maintes reprises. Les moins frileux au travail le font au noir sans cotiser comme tout autre citoyen.

Vous parlez d'un droit, ce mot revient souvent, mais on n'entend jamais parler du devoir qui lui est attaché, à savoir chercher du travail pour se soustraire à la mendicité et peut-être en laisser plus pour les vrais nécessiteux. Vous parlez, monsieur, d'une aide de dernier recours. Sachez que souvent l'aidé de dernier recours a les moyens de rouler dans une auto, de posséder un ordinateur en étant abonné à Internet, vous connaissez les tarifs; enfin vous trouverez grand nombre de propriétaires d'un téléphone intelligent avec tous les coûts qu'on peut imaginer.

Le gouvernement abuse-t-il du système? Votre analyse est partielle et partiale, faites le bilan. La population est foncièrement généreuse, toutes les campagnes de souscriptions ainsi que toutes les demandes d'aide spécifiques par les médias vous le prouveront. Vous aurez l'appui de la majorité le jour où vous ferez une distinction entre les abuseurs et les personnes dans le besoin. Il ne peut y avoir un seul remède pour tous.

Jean-Guy Boucher, Trois-Rivières

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