Un maire écologiste?

Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque.... (Photo: François Gervais Le Nouvelliste)

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Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque.

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Quelle ne fut pas ma surprise le 2 octobre dernier de voir le maire de la ville de Trois-Rivières apparaître prestement dans les médias à la suite de l'annonce du rejet de 8 millions de m3 d'eaux usées de la ville de Montréal. À plusieurs reprises, il m'a semblé même que monsieur Lévesque était inquiet pour l'écosystème du lac Saint-Pierre. Notre maire serait-il devenu soudainement écologiste?

Évidemment le coeur de son discours repose sur le deux poids deux mesures (grands centres contre villes moyennes), mais il ne semble pas se rendre compte qu'en décriant cette situation il donne raison aux groupes citoyens qu'ils qualifient souvent d'empêcheurs et d'alarmistes. Ainsi, dans le dossier du gaz de schiste, il affirmait que le projet de traitement des eaux des gazières était encadré par le ministère de l'Environnement et que les normes étaient des plus sévères. Un communiqué de presse du comité Vigilance gaz de schiste, en décembre 2010, disait pourtant: «Comment les municipalités en aval réagiront-elles si d'aventure un déversement avait lieu à Trois-Rivières? Notons que selon la coalition Eau-Secours les étangs aérés de Trois-Rivières sont sujets à des débordements (surverses) jusqu'à 40 jours par an. Est-ce qu'un tel débordement aura lieu demain?» Au questionnement en 2013 des citoyens dans le dossier de l'oléoduc Énergie-Est, et la contamination possible de la prise d'eau principale, le maire Lévesque use du même discours, déclarant que les instances réglementaires sont présentes et efficaces et qu'il ne fallait donc pas s'inquiéter. Idem en 2015 pour le transport par rail d'hydrocarbures. Pourquoi donc, dans le cas présent, ne fait-il pas faire confiance aux instances ministérielles?

Le certificat d'autorisation de pollution du MDDELCC dans la saga des eaux usées de Montréal devrait ouvrir les yeux du citoyen Lévesque: le bien-être des citoyens n'est pas convenablement considéré par les gouvernements alors que des groupes de citoyens au fait des problèmes, souvent bénévoles, tentent tant bien que mal de colmater les brèches. Monsieur Lévesque, joignez-vous à eux, peut-être y verrez-vous plus clair. Parfois le statut de simple citoyen a du bon...

Marc Brullemans, Trois-Rivières

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