Voter Bloc, c'est voter Harper

Gilles Duceppe... (La Presse Canadienne, Graham Hughes)

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Gilles Duceppe

La Presse Canadienne, Graham Hughes

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Le Nouvelliste

Gilles Duceppe est arrivé comme un cheveu sur la soupe dans l'élection fédérale. Il dirige encore une fois le Bloc québécois, formation politique que Lucien Bouchard voulait temporaire et qui est devenue avec le temps aussi inutile que vétuste. Elle vieillit mal, très mal.

Ainsi, chaque vote donné au Bloc québécois est un vote pour le maintien de monsieur Harper au pouvoir. Un vote pour le Bloc empêche le NPD ou les libéraux de remplacer Stephen Harper. C'est aussi simple que ça. 

Parlant de Harper, les conservateurs ont usurpé le nom qui autrefois jouissait d'une certaine noblesse sous Joe Clark et Brian Mulroney. En réalité, le Parti conservateur de Harper est en fait le Reform party de l'ouest, une sorte de secte de droite dont la droiture reste à démontrer. 

Le gang de Harper, ce sont les faux téléphones aux électeurs pour les empêcher de voter contre elle; c'est le muselage des scientifiques et le dédain de la science; c'est l'obsession pour le pétrole sale et les pipelines de toutes sortes; ce sont les scandales au bureau du premier ministre et particulièrement dans l'affaire de l'ex-sénateur Duffy; c'est le rejet du registre des armes à feu; c'est probablement la fin à moyen terme de la gestion de l'offre; c'est le mépris des tribunaux et particulièrement de la Cour suprême et de sa juge en chef; c'est le refus de croire aux changements climatiques malgré ce qui crève les yeux.

Bref, un vote pour Duceppe est un vote pour Harper. Et si ce dernier gagne quelques sièges au Québec, il pourra remercier le Bloc à moins que les électeurs le réalisent à temps. 

Serge Gagnon

Louiseville 

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