De l'huile sur le feu

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Travaux de compactage dans une des cellules de Saint-Étienne-des-Grès.

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Ginette Gagnon
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Même si une étude indépendante a confirmé que le projet de modification de la géométrie des cellules d'enfouissement à Saint-Étienne-des-Grès n'aurait pas d'impact sur la stabilité des talus appelés à recevoir des tonnes supplémentaires de déchets, la Municipalité reste à couteaux tirés avec la Régie de gestion des matières résiduelles et a décidé de saisir les tribunaux de cette affaire. Encore des milliers de dollars en batailles judiciaires. Dommage qu'on en soit rendu là, quand même.

Les résidents de Saint-Étienne-des-Grès redoutent les modifications que veut faire la Régie sur les cellules actuelles d'enfouissement afin de pouvoir repousser dans le temps l'aménagement d'une nouvelle cellule, d'autant plus que les besoins d'enfouissement sont appelés à diminuer dans les années à venir. Le projet de la Régie signifierait, dit-on, des économies de 20 millions $. Il y a ici un enjeu non négligeable, même si on dit que ça ne signifie que 4 $ par porte pour les contribuables d'une grande partie de la Mauricie.

Les Stéphanois, leur maire en tête, qui vivent déjà avec les inconvénients d'avoir un tel lieu de traitement sanitaire sur leur territoire, craignent l'amplification des odeurs, un accroissement du bruit si les talus sont plus hauts et que cela diffuse davantage l'écho des manoeuvres sur le terrain et ils voudraient que la Régie suspende les opérations d'aménagement en cours en attentant de recevoir le feu vert du ministère de l'Environnement. 

Dans le contexte actuel, on comprend que la Régie soit pressée d'aller de l'avant parce que sa capacité d'enfouissement actuelle  a atteint ses limites et qu'il faut bien disposer des ordures quelque part, mais on s'étonne qu'elle ait mis en branle son projet avant même d'avoir en main l'analyse que doit en faire le ministère de l'Environnement et avant même qu'elle ait reçu de ce dernier le certificat d'autorisation lui permettant de passer à l'action. Dans le contexte actuel qui est en train de mobiliser sérieusement la population stéphanoise, ça revient à jeter de l'huile sur le feu. 

N'y avait-il vraiment aucun compromis négociable qui puisse rassurer les uns et satisfaire es autres? Une injonction éventuelle du tribunal représenterait certes une victoire pour les Stéphanois. Mais une victoire temporaire. Tôt ou tard, il faudra bien disposer du fond du problème.

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