Fiasco monumental

La mondialisation nous a privés de nombreux emplois...

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La mondialisation nous a privés de nombreux emplois au profit, notamment, de la Chine.

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Le Nouvelliste

Plus la campagne électorale avance, plus on se rend compte que nos hommes politiques patinent et refusent de voir et encore moins de discuter des problèmes existant dans notre société et Dieu sait à quel point ils sont préoccupants.

Premièrement ces beaux parleurs refusent de voir en face certaines réalités importantes; exemple: le fiasco monumental de la mondialisation et de tous ces accords élargis de libre-échange. Nos entreprises séduites par les pays asiatiques, en particulier la Chine, il y a presque une décennie, ferment leurs portes causant ainsi un nombre effarant de pertes d'emplois.

Comment tous les intervenants (gouvernements, syndicats, Conseil du patronat et divers autres) ont-ils pu ignorer bêtement ce grave danger qui avait toutes les chances de ruiner l'Amérique du Nord? Comment ont-ils pu ignorer qu'on avait aucune chance de concurrencer à égalité nos coûts de production si des exigences à cette fin n'étaient pas négociées? Que les conséquences seraient un désastre pour tout le Canada et le reste de l'Amérique du Nord!

Je me souviens qu'à l'époque, plusieurs industriels se targuaient qu'ils profiteraient des Asiatiques inexpérimentés en affaires et feraient beaucoup d'argent avec les divers partenariats conclus avec ces pays. Ils étaient aveuglés par l'appât du gain. Ils ne se sont pas méfiés et se sont rendu compte à la fin de la durée des partenariats qu'ils venaient de procurer à ces pays leur marché et leur expertise. 

Pour se développer, l'Amérique a trimé pendant presque 400 ans pour trouver sa place au soleil; en moins de 10 ans, grâce à nous Canadiens et Américains, la Chine est devenue une puissance mondiale qui empêche toute l'Amérique du Nord de revenir à la prospérité. Aujourd'hui, force est de constater que la mondialisation est un échec lamentable. Nous nous interrogeons encore sur ce manque de prudence et de vision chez les parties impliquées. 

Trouver les solutions et les actions à accomplir pour redresser cette situation sera sans doute difficile. Nos décideurs refusent de voir cette réalité en face et ne désirent aucunement s'inspirer d'un retour à la base. Un exemple: dans un passé pas si lointain, nos enseignants réussissaient dès le primaire à apprendre aux élèves à lire, à écrire et à compter tout en développant une façon de s'exprimer. Le ministère de l'Éducation a oublié tout cela; il persiste à donner des tablettes électroniques aux jeunes avant même qu'ils aient acquis les compétences de base.

Comment réussir à s'instruire correctement si on peine à lire, à écrire et à savoir compter? Faites un petit tour dans tous les ministères et vous constaterez que le fait d'avoir tout compliqué inutilement le processus de base crée une véritable jungle et déresponsabilise les gens. Des tas de gens sortent de nos universités bardés de diplômes et sont incapables de se démarquer. On se fie à la technologie et les logiciels avant même de développer son jugement ce qui est une grave erreur. On accepte de devenir esclave de la techno au lieu d'utiliser ces outils pour travailler et créer.

Mais pour obtenir des votes, nos intervenants décideurs balaient sous le tapis ces problèmes de base et encouragent ces biens de consommation afin de soutirer des montants importants en taxes si bien qu'ils oublient que nos gens aptes au travail doivent essentiellement travailler pour vivre.

La plupart des pertes massives d'emplois résulte du fiasco de la mondialisation et aussi de nombreuses ventes d'entreprises à des intérêts étrangers; ces acquisitions faites par les étrangers sont effectuées dans le but d'éliminer un concurrent nuisible. Pourquoi n'y aurait-il pas un programme de surveillance gouvernementale sur cet autre phénomène qui tue nos fleurons québécois et canadiens?

Beaucoup de sièges sociaux ont disparu du Canada au cours des dernières années. Ces travailleurs licenciés n'ont plus de marge de manoeuvre une fois ces actions concrétisées et doivent accepter des emplois à un salaire ridicule. Pendant ce temps, nos bons gouvernements paient des bonus, versent des primes de départ et continuent à taxer indécemment le peuple.

Un autre problème de société qui sera difficile à résoudre sera celui des drogues nocives et ceux des trop nombreux dépendants de cette problématique. Un autre phénomène social banalisé par certains, mais combien préoccupant. Espérons que nos décideurs et autres intervenants enlèveront leurs lunettes roses. 

Alain Tourigny

Victoriaville

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