RCM a déjà été sauvé!

Yvon Picotte... (Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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Yvon Picotte

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Le Nouvelliste

En lisant les propos de Jean-Guy Doucet dans l'édition de jeudi, j'ai été stupéfait de constater jusqu'à quel point des personnes ont un agenda caché concernant l'avenir du groupe RCM.

Je voudrais souligner que nos déboires ont commencé lorsque notre ex-directeur général, Michel Camirand, a vidé les coffres et les réserves de notre organisme en essayant de faire fonctionner l'équipement implantant le multicouche pour le futur. Il est important de rappeler que monsieur Camirand a été nommé président directeur général après votre départ, monsieur Doucet, pour avoir une meilleure marge de manoeuvre dans les décisions à prendre. Groupe RCM était suffisamment à l'aise financièrement et tout le monde avait espoir que notre recherche de solution pour les opérations de cette machine allait se concrétiser à l'avantage de RCM.

Plus tard, lors d'une réunion du conseil d'administration, on nous a annoncé avec tristesse qu'il fallait prendre une décision importante. Monsieur Camirand nous proposa de liquider les actifs de RCM à un prix qui pourrait friser le ridicule ou encore trouver une autre solution qu'il ne connaissait pas à ce moment-là. C'est alors que j'ai suggéré au conseil d'administration que je préside de sauver la mission, c'est-à-dire de tout faire pour protéger les emplois de tous ces gens qui ont à coeur de gagner leur vie honorablement et d'assurer la subsistance de leur famille. La réponse a été unanime: on fera tout pour garder les emplois de nos travailleurs.

Il est vrai de mentionner que c'est moi-même qui a amené la compagnie Soleno à être l'acheteur principal de plastique chez RCM et j'en suis fier. Il est aussi vrai de mentionner que Soleno, dirigé par monsieur Alain Poirier, nous a payé de la matière non livrée dans le but de nous aider à régler les comptes courants. Bravo à monsieur Poirier d'avoir épousé notre mission sociale alors que vous, monsieur Doucet, n'étiez plus au conseil d'administration depuis un certain nombre d'années.

Nous avons donc tous retroussé nos manches pour trouver une solution de rechange. Tous y contribuèrent en commençant par le gouvernement de madame Marois, la MRC avec monsieur Robert Lalonde, notre CLD, nos banquiers qui étaient forts inquiets, la municipalité de Yamachiche, les médias d'information et j'en passe. Je suis surpris que vous n'ayez pas offert vos services à ce moment-là. Votre sagesse nous aurait été sans doute fort utile. Ah j'oubliais, vos protégés étaient encore à notre emploi. Ça pourrait être une explication...

Le C.A. de RCM a alors mandaté monsieur Camirand et le gouvernement du Québec à défrayer le salaire du consultant, Normand Ducharme, pour trouver une solution. Après quelques semaines de durs labeurs et de rencontres, un partenariat nous a été suggéré par notre ex-directeur général, monsieur Camirand. Enfin le soulagement pour RCM et surtout pour ses vaillants travailleurs qui voyaient ainsi leur emploi être sauvé. Pour votre information, nous avons même gagné un trophée de l'année au Gala des entreprises de la MRC Maskinongé. Vous pourriez m'expliquer pourquoi monsieur Camirand a refusé de participer à la photo officielle, lui qui avait pourtant signé le contrat du partenariat?

Votre cri du coeur est incompréhensible, monsieur Doucet. Encore mercredi soir, votre protégée, madame Danielle Marchand, expédiait un courriel à un contremaître pour lui demander d'afficher à la cafétéria de la propagande quand le directeur de Soleno aura quitté les lieux. Pourquoi cette cachette? Pourquoi ce harcèlement envers une clientèle vulnérable? Le contremaître en question s'est senti manipulé et il était visiblement mal à l'aise.

Un avis juridique empêche le directeur général, monsieur Martin Lacharité, de divulguer la liste des candidatures au conseil d'administration du groupe RCM. Comme monsieur Camirand a dévoilé la liste de ses protégés dans Le Nouvelliste, je me sens bien à l'aise d'en parler dans la présente lettre. Les employés doivent savoir qu'en élisant au c.a. Michel Camirand, Jean-Guy Doucet, Pierre Bonenfant et Jules Bergeron, c'est ouvrir la porte par la suite au retour de vos protégés qui ont été remerciés parce qu'ils ne croyaient pas au partenariat Soleno-RCM. Ce serait, à mon humble avis, replonger RCM dans une crise qui cette fois n'aurait pas de lendemain.

Je me suis engagé à protéger les emplois. Je l'ai fait une fois et je crois que nos employés n'ont plus besoin d'être inquiets par des personnes qui ne pensent qu'à protéger leur ego et leurs petits amis.

Yvon Picotte

Président RCM

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