Il faut sauver RCM

Le vice-président de RCM, Guy Julien, et le... (Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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Le vice-président de RCM, Guy Julien, et le président Yvon Picotte.

Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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Le Nouvelliste

La réalité actuelle du Groupe RCM a été bien résumée par la caricature de monsieur Isabelle dans Le Nouvelliste du 29-30 août 2015: monsieur Picotte portant un cadavre dans un linceul identifié au Groupe RCM dont il veut se débarrasser.

Madame Ginette Gagnon, éditorialiste du même journal, résume d'ailleurs très bien la situation chaotique du Groupe RCM en questionnant le sens éthique de messieurs Picotte et Julien.

Madame Marie-Claude Julien de Radio-Canada a également très bien résumé le conflit éthique lorsqu'elle a questionné les jetons de présence. Monsieur Picotte ne répond pas, monsieur Julien fait une intimidation inqualifiable...

Ce qui a soulevé toute cette saga, c'est le problème éthique de cette rémunération. Lorsque le conseil d'administration de RCM a délégué Yvon Picotte et Guy Julien pour siéger au C.A. de Soleno Recyclage, il n'a pas été question de rémunération. C'est Soleno Recyclage qui a décidé de payer monsieur Picotte et monsieur Julien. On se retrouve dans la situation conflictuelle suivante: monsieur Picotte, président de Soleno Recyclage, monsieur Julien, vice-président, sont payés par Soleno Recyclage mais ils devraient protéger les intérêts du groupe RCM. De plus, monsieur Picotte est président du groupe RCM. Comment peuvent-ils assurer leur indépendance lorsqu'une situation de litige se présente?

Le deuxième problème qui heurte les valeurs des gens de RCM c'est toute l'opération de camouflage, d'intimidation, de mise en demeure par les avocats de Soleno.

Je cherche, avec d'autres ex-présidents et personnes impliquées, une porte de sortie de crise pour RCM. Bien sûr, nous sommes prêts à travailler avec les membres du conseil d'administration actuel.

L'intimidation, la diffamation, le camouflage de la vérité semblent être devenus le mode opératoire de la gouvernance de RCM. Pour sortir de la crise, il faut une assemblée générale qui respecte l'éthique et les règles élémentaires de la gouvernance: tenue de l'assemblée au siège social ou dans un endroit neutre; avoir une liste des membres ayant droit de vote, cette liste devant être connue et diffusée avant l'assemblée générale.

Dans toute élection démocratique, il est essentiel d'avoir une liste des membres ayant droit de vote. D'ailleurs, nous avons demandé qui étaient les candidats et le directeur général, après vérification auprès de monsieur Picotte, nous a répondu que cette liste était confidentielle et ne serait disponible qu'au début de l'assemblée. De plus, tous les candidats devraient avoir deux ou trois minutes pour se présenter et s'expliquer devant l'assemblée. Enfin, il faut unvote secret avec des scrutateurs neutres.

Comme toute cette situation a été fortement médiatisée, il faut que les journalistes puissent être présents à cette réunion afin d'être en mesure de rapporter fidèlement les faits, l'ambiance, ainsi que la réaction des employés.

Si toutes ces règles demeurent transgressées, et si l'augmentation du nombre de membres de 30 % depuis le 18 juin n'est pas expliquée (justifiée?), nous resterons avec l'image d'une assemblée bien «paquetée» par deux ex-ministres et il n'y aura alors pas de sortie de cette crise.

Les valeurs véhiculées par RCM depuis 34 ans sont: le bénévolat, le respect, la transparence et tout cela pour la mission de donner du travail de qualité aux personnes avec des limitations tout en protégeant l'environnement.

Jean-Guy Doucet

Ex-président de RM

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