Le mépris conservateur

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Le Nouvelliste

Mépris des institutions démocratiques, lois impopulaires cachées dans des documents mammouth comme C-38, qui cache 69 lois dans plus de 400 pages et adoptée sous bâillon, favoritisme vis-à-vis l'économie de l'Ouest, mépris des travailleurs devenus sans emplois, mépris des anciens combattants résultat des multiples interventions canadiennes qu'elles soient justifiées ou douteuses, et la liste serait encore longue.

Certains «adorent» les conservateurs parce «qu'ils font ce qu'ils disent»; le problème, c'est qu'ils font également un tas de choses desquelles ils n'avaient jamais parlé. Ils sont passés maîtres dans l'art de jouer sur les mots. Ainsi, ils augmentent les budgets du ministère des Anciens combattants, en font la publicité, mais ils ne dépensent pas cet argent qu'ils cachent afin d'équilibrer un éventuel budget déficitaire.

Même chose avec l'assurance-emploi. Le gouvernement n'y met pas un sou, le nombre de travailleurs qui y contribuent est de 100 %, mais de 1990 à 2015 le nombre de travailleurs ayant droit à l'assurance-emploi est passé de 85 % à 41 %. Évidemment, les travailleurs qui perdent leur emploi sont à leurs yeux des paresseux qu'il faut combattre à tout prix. Les conservateurs ne se sont pourtant pas gênés pour piger des milliards dans la caisse pour équilibrer les budgets. L'assurance-emploi est donc devenu principalement, sous les conservateurs, un impôt déguisé et une «protection» inaccessible pour trop de travailleurs.

L'expression «prendre le pouvoir» n'a jamais eu autant de sens que depuis la montée en force des conservateurs. Ce sont sept ou huit individus qui prennent des décisions affectant 35 millions de Canadiens dans le bureau du premier ministre bien à l'abri du Parlement. Bien plus que l'attitude «royale» de Harper, c'est l'hypocrisie de son gouvernement qui me donne des maux de coeur. Diriger le Canada devrait être un privilège qui se mérite à chaque jour. Au lieu de ça, c'est devenu un Game of Thrones où une infime minorité s'est appropriée un droit de vie ou de mort sur les Canadiens. Tout ça en échange de quelques dizaines de dollars d'économies d'impôt par année.

À ce prix-là, les conservateurs sont plus une arnaque qu'une bonne affaire.

Luc Gélinas

Trois-Rivières

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