Pourquoi pas du vrai bénévolat?

Isabelle Émard, ex-directrice-adjointe au Groupe RCM.... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Isabelle Émard, ex-directrice-adjointe au Groupe RCM.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Le Nouvelliste

Isabelle Émard du Groupe RCM semble, suite aux écrits, avoir subi un préjudice beaucoup plus important et aux conséquences beaucoup plus graves que la journaliste de Radio-Canada.

Se faire insulter est un dérapage inexcusable, mais se faire accuser de coucher avec un dirigeant, et tenter de façon malsaine puis réussir à éloigner quelqu'un qui fait son travail de façon légitime, la mettre à la rue soudainement et sans raison, voilà une inconduite indigne d'un ex-élu. Il est à espérer que les tribunaux feront la lumière.

Les jetons de présence sont une façon de compenser les services donnés par des personnes compétentes qui viennent donner de l'expertise à des entreprises et cette façon de rémunérer silencieusement est de plus en plus répandue. La question à se poser est la suivante: quand une personne bénéficie d'une bonne pension du domaine public, parfois même de deux, qu'elle dispose aussi de propriétés pour se loger, de placements, bref de réserves cumulées, pourquoi ne pas appliquer la politique du «passez au suivant» en siégeant de façon tout à fait gratuite afin d'aider des groupes ou des organisme qui oeuvrent pour le soutien de l'emploi, l'accomplissement, le mieux-être et même le pain quotidien de gens beaucoup moins chanceux?

Les jetons de présence, même si c'est légal, est-ce moralement et socialement acceptable dans les organismes et ce qui tourne autour? Il faut en douter, surtout quand ils sont cachés dans des rapports financiers nébuleux ou dans des organismes qui se prétendent privés, mais qui ne le sont pas nécessairement. Les jetons de présence sont une gifle aux milliers de véritables bénévoles sur qui reposent des services essentiels dont l'État s'est désisté.

Certains de nos politiciens se sont habitués à utiliser la langue de bois, à cacher des choses, à dissimuler, à tirer le rideau sur des faits, à se débarrasser parfois sauvagement des gens embêtants et à retirer des petites enveloppes pour le parti ou pour sa propre cause. Pourquoi les bons laissent-ils certains individus partir avec le pain des autres? Qui plus est, pourquoi l'omerta?

Il faut dénoncer pour faire avancer les choses.

Louis Perron

Trois-Rivières

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