L'innocence de nos dirigeants

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Le Nouvelliste

Il est assez surprenant que, dans la réponse répétée de Harper «qu'il ne savait rien» du chèque de 90 000 $ donné par Nigel Wright à Mike Duffy pour rembourser ses dépenses indues au sénat, aucun journaliste n'a encore fait le lien avec ce comportement innocent, dans tous les sens du terme, avec la même négation de Jean Chrétien à propos du scandale des commandites, alors que son personnel le plus proche magouillait allègrement.

Il est vrai que cela est malheureusement affaire courante chez la plupart de nos dirigeants récents de ne pas savoir ou d'être pris soudainement d'une rage d'amnésie quand les «affaires» finissent par franchir la porte de leur bureau pour être étalées sur la place publique.

Gérald Tremblay en est un autre bon exemple pour les compteurs d'eau et autres dilapidations des fonds publics durant son règne à la Ville de Montréal. Et l'on peut être assuré que Jean Charest trouvera aussi des boucs émissaires pour s'excuser de n'avoir rien vu alors que tous ses ministres, y compris Philippe Couillard, avaient l'obligation de ramasser 200 000 $ par année pour garnir la caisse électorale du Parti libéral.

La mémoire est une faculté qui oublie, dit-on. Mais espérons que cela ne soit pas encore le cas dans la population comme ce le fut dans l'histoire des commandites de Jean Chrétien; même si finalement ce fut Paul Martin qui en paya le prix.

Pierre-André Julien

Bécancour

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