Charles-Eugène Plourde, un personnage remarquable

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Le Nouvelliste

Celui au service duquel il a conservé toute sa vie l'a rappelé à lui. L'y attend la récompense méritée, celle du bon et fidèle serviteur. Charles-Eugène Plourde a démontré toute sa vie durant une capacité illimitée d'accueil à l'égard de tous ceux qui s'en approchaient. L'autre passait toujours avant lui.

«Aimez-vous les uns les autres». Cette demande du Maître, il l'a faite sienne et mise au coeur de toute son existence.

Comme l'a souligné avec justesse mon confrère Claude Rainville, il a vécu presque toute sa vie au Séminaire de Trois-Rivières. 70 ans. Pendant tout ce temps, de notre classe d'étudiants d'alors, à retraités d'aujourd'hui, il a été le pôle rassembleur, le point de ralliement. Admiré, respecté et surtout aimé de nous tous, Charles ne comptait que des amis. Humble, effacé autant qu'efficace, combien de gens il a dépannés, combien de problèmes il a résolus, toujours dans la plus absolue discrétion.

Issu du milieu rural, il s'était imprégné de la grande sagesse de cette nature qu'il chérissait. «La nature me parle de Dieu», écrivait-il dans le livre Prêtre d'hier à aujourd'hui. Cette même sagesse lui a inspiré nombre de solutions simples et efficaces, apportées à des problèmes qui lui étaient soumis. «On ne peut faire pousser les carottes plus vite en les tirant par la queue» me souvient-il de l'avoir entendu dire, en souriant, à un quidam impatient de résultats qui retardaient. Nous avons perdu un confrère irremplaçable qui nous était très cher. Il nous reste à tenter de diminuer notre peine, assurés qu'il continue à veiller sur nous de là-haut.

Repose-toi, cher ami. Tu as tellement travaillé.

Patrick Connors

Saint-Étienne-des-Grès

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