Le Festival du cochon: un divertissement cruel

À l'approche du Festival du cochon de Sainte-Perpétue, comment ne pas souligner... (photo: Stéphane Lessard)

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Le Nouvelliste

À l'approche du Festival du cochon de Sainte-Perpétue, comment ne pas souligner le fait que cet événement annuel transmet à la population un message inquiétant, puisque la cruauté animale ne devrait jamais être considérée comme un divertissement.

Rappelons-le, la tenue de cet événement implique que des porcs et des sangliers soient contraints à une arène où les participants ont pour objectif de les chasser, de les attraper pour les déposer dans un baril, après leur avoir mis des anneaux en plastique autour du cou ou les avoir forcés à courir à travers des cylindres.

Le risque de blessures est élevé pour les animaux lors de cet événement, et ce, en particulier lorsque les animaux courent frénétiquement dans une vaine tentative pour échapper à leurs poursuivants.

Une telle manipulation peut d'ailleurs entraîner diverses blessures internes, qui ne sont souvent remarquées que bien plus tard ou à la mort des animaux.

En outre, le fait de transporter ces animaux, de les jeter dans un environnement étranger, de les chasser, de les attraper, de les soulever et de les soumettre aux cris d'une foule enthousiaste leur cause inéluctablement du stress.

Cette combinaison de peur et d'épuisement physique peut même les affecter au point de causer leur mort. Il faut aussi tenir compte du fait que cet événement a lieu l'été, au moment où les températures élevées et l'humidité leur occasionnent un stress supplémentaire.

Car, contrairement aux humains, ces animaux ne possèdent pas de glandes sudoripares et sont donc plus à risque de stress thermique et de coup de chaleur.

Il est également probable, du reste, que les animaux utilisés dans cet événement sont empêchés de manger et de boire pendant un certain laps de temps avant les courses, afin d'éviter ou de limiter le rejet de vomi, d'urine et de matières fécales causé par le stress et la peur, car cela pourrait décourager d'éventuels participants à s'inscrire.

Or, en imposant du stress et de la peur à ces animaux pour le plaisir du divertissement, les organisateurs et les participants enseignent aux jeunes que les animaux, malgré leur intelligence et leur sensibilité, peuvent être utilisés sans égard pour le seul plaisir et les besoins de divertissements des humains. Voilà un message inquiétant qui ne doit plus passer au 21e siècle. Les animaux ne devraient jamais être utilisés dans le cadre de festivals ou d'activités récréatives.

Quand allons-nous enfin comprendre ce message?

Quand notre rapport aux animaux va-t-il enfin commencer à changer?

Pour ces raisons, je demande aux organisateurs de ce festival d'être novateurs en proposant de nouvelles sources de financement qui favoriseront l'économie de leur région tout en respectant le bien-être des animaux.

Sylvie Auger

Trois-Rivières

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