Québec financerait Bombardier

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Le Nouvelliste

Dans nos efforts pour comprendre ce monde de la finance et de l'économie, je découvre un article anodin à la page A-5 du journal Le Devoir du 15 juin dernier intitulé: «Québec se dit prêt à acheter des actions de Bombardier»!

Après Desjardins, Québec financerait maintenant Bombardier. J'ai souvenance qu'il y a à peine quelques semaines, la haute direction de Bombardier était prise la main dans le sac des merveilles «légales» de paradis fiscaux afin d'échapper au fisc du pays; et voici que le ministre de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations, Jacques Daoust, se déclare maintenant prêt à acheter des actions de Bombardier «...pour qu'en bout de ligne, ça soit payant pour les Québécois», dit-il.

Aura-t-il au moins récupéré ce que Bombardier pourrait devoir au gouvernement du Québec avant d'en remettre dans la cagnotte? On assassine Solidarité rurale et l'on gave la grosse oie d'acier Bombardier!Je veux bien croire que ça pourrait être «payant» pour les Québécois, mais je peux aussi penser que ça pourrait être désastreux pour ceux-ci; n'oublions pas que d'acheter des actions d'une entreprise privée (avec l'argent des contribuables), c'est une action à risque financier plutôt élevé: rien ne garantit le succès et la profitabilité de l'investissement.

Accordons quand même une bonne note au ministre qui, entre le choix d'une subvention de 100 millions $ ou l'achat de capital de risque pour 100 millions $ chez Bombardier, préfère ne pas jeter officiellement notre argent par les fenêtres: il nous restera au moins des papiers démontrant nos titres de propriété! Mais que vaudront ces papiers dans un an? Un milliard ou un dollar?

Nous sommes bien exploités dans notre crédulité, citoyens et pourvoyeurs des fonds nécessaires à l'émancipation de nos conditions de vie sociétales; qui dit que ça va être payant pour les Québécois ? Qui peut dire avec assurance que nous y retrouverons 10 fois plus notre mise, et non pas plutôt 10 fois moins celle-ci? Du capital-action, c'est du capital de risque; et qui dit risque, dit risque de gain, mais aussi risque de perte...En période de compressions budgétaires sévères, ne vaudrait-il pas mieux faire des choix plus judicieux?

François Champoux

Trois-Rivières

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