Oups, un ours!

L'autre jour, bien campé dans mon fauteuil à m'informer de ce qui se passait... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE)

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Le Nouvelliste

L'autre jour, bien campé dans mon fauteuil à m'informer de ce qui se passait dans le pays, je vois apparaître Yvan Toutant, des relations publiques à la Ville de Trois-Rivières, qui nous informe de ses connaissances sur le comportement des bêtes féroces, entre autres les ours, car en cette période où les gens commencent à circuler en forêt, certaines rencontres entre l'homme et la bête peuvent vous amener dans de fâcheuses positions.

On voyait bien que l'homme réputé oursologue est un passionné habitué à fréquenter les bêtes sauvages... puis au défilement du reportage télévisé, surprise, n'a-t-il pas divulgué une méthode pour faire déguerpir un ours qu'un Amérindien m'avait déjà enseignée.

En présence d'un ours, si vous êtes trois ou quatre amis, vous regrouper pour faire une masse afin que le gras quadrupède, pas très futé, déguerpisse se croyant en présence d'un très gros animal. Je suis en accord avec ses propos, mais si vous êtes seul et adepte de la randonnée solitaire, vous devrez donc faire en sorte de sublimer l'animal grâce à une autre méthode que je préconise; pour cela, je vous conseille de vous munir d'un grand chiffon noir en toile parachute, qui se fait tout petit, ultraléger, plié dans une de vos poches à proximité.

À la vue de la bête, d'un trait vif, sortez en vitesse le dit coupon de fine toile, et brandissez-le, bras bien allongés, en hurlant, en vociférant, et courez à toutes jambes vers le nounours et si vous êtes affublé de dents de plastique, je vous conseille même de les enlever rapidement pour faire plus d'effet sur la bête.

Ce truc devrait être tellement performant que si vous courez assez vite pour le rattraper, je vous conseille même, mais sans trop lui faire de mal, de lui pincer une fesse, ce qui le surprendra et ce qui vous permettra de circuler en forêt pour toute la saison estivale, en toute tranquillité, car certainement il aura votre odeur en mémoire.

Cela vaut pour un ours que l'on dit normal et à la limite pour un vieux mal léché, mais si vous êtes en présence d'une mère avec des petits, vous êtes mieux de vous pousser en direction opposée des oursons puisque mon truc ne sera pas nécessairement valable, ni même conseillé; la dame à poil, afin de protéger ses rejetons, aura cette funeste impression si elle vous voit agiter votre mouchoir, de devoir se pomper dangereusement afin de quintupler sa puissance pour défendre sa progéniture.

Michel Marchand

Bécancour

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