La dernière grande Fête nationale?

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Le Nouvelliste

À la suite de l'annonce de coupes de l'ordre de 20 % des enveloppes de la Fête nationale cette année, les Sociétés Saint-Jean-Baptiste du Centre-du-Québec et de la Mauricie, membres du Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ), sont très inquiètes quant à l'avenir de cette commémoration nationale. Rappelons que le budget prévu pour la Fête nationale était de 4,4 millions $ mais qu'il a été amputé de 800 000 $ pour les Fêtes en 2015. Une lettre ouverte signée par 18 intervenants et personnalités des deux régions et de tout horizon et de même que par les présidents de deux Sociétés (soulignant ainsi cette 181e édition de la Fête) lance un cri du coeur quant à la pérennité de ces célébrations uniques.

La saine gestion des budgets de la Fête nationale des dernières années a permis de maintenir l'essentiel des célébrations cette année, les comités n'ont pas ressenti ces coupes. Maintenant, les coffres sont vides, et une enveloppe ainsi amputée pour les années à venir nous inquiète. Allons-nous maintenant devoir demander encore plus aux bénévoles, aux municipalités et aux partenaires privés ou même devoir exiger des frais d'entrée? Pourrons-nous toujours organiser des événements d'envergure régionale?

La lettre ouverte signée de plusieurs personnalités et acteurs connus de notre territoire, comme de partout au Québec, montre bien que la Fête nationale est l'affaire de tous les Québécois et Québécoises, et que nous ne sommes pas les seuls à nous inquiéter», d'affirmer les deux directeurs des Sociétés Saint-Jean-Baptiste, Gisèle Denoncourt et Guy Rousseau où plus de 100 sites de fête seront à l'oeuvre sur leur territoire les 23 et 24 juin prochains.

«Notre langue, notre histoire et notre fierté d'être Québécois et Québécoise sont célébrées et notre culture distinctive, mise à l'avant-scène pendant cette fête. Toucher à la Fête nationale, c'est toucher directement à notre identité, à notre capacité d'intégration des nouveaux Québécois et à notre fierté collective. Il s'agit de la Fête nationale, d'une fête publique, accessible et rassembleuse. Nous espérons que le gouvernement prendra acte de l'importance que revêt cette commémoration unique, 700 sites de fête en simultanée au Québec, et du cri du coeur lancé par de nombreux Québécois inquiets de voir reléguer les célébrations de la Fête nationale à un événement de peu d'importance. Bien que nous soyons conscients que tous les secteurs d'activités au Québec subissent des coupes, ces ponctions nous semblent insignifiantes pour le gouvernement, mais pas pour nous, ni pour les milliers de bénévoles de nos deux régions», de renchérir François Beaudreau, président de la SSJBCQ, et Roger Kemp, président de la SSJB de la Mauricie.

La Société Saint-Jean-Baptiste du Centre-du-Québec et la Société Saint-Jean-Baptiste de la Mauricie coordonnent dans leur région la mise en oeuvre de la Fête nationale avec le MNQ. Un mandat que leur confie le gouvernement du Québec depuis 1984.

Guy Rousseau

directeur général SSJB de la Mauricie

Gisèle Denoncourt

directrice générale SSJBCQ et coordonnatrice de la Fête nationale

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