Les résidents ne sont pas au bout de leur peine

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Le Nouvelliste

Nous avons eu par le passé de gros problèmes devant nos maisons sur la 25e Rue à Grand-Mère. Certains ont été réglés comme celui d'avoir comblé les larges fossés, un gain très important, car nous ne voulions pas d'une route de campagne en pleine ville.

Revers de médaille cependant, les ingénieurs n'ont pas réussi à baisser le niveau de la rue lors de la réfection de celle-ci, comme cela était prévu dans le plan initialement préparé. Conséquence: les maisons du côté pair, sises en dessous du niveau de la rue, boivent en partie l'eau de la rue! En plus, en raison des eaux de pluie ainsi que de la fonte des neiges qui sont drainées vers les maisons, les abords du chemin se désagrègent à certains endroits et les bouches de l'égout pluvial situées jusqu'à deux pieds plus bas que l'accotement ne sont pas aménagées de façon à empêcher que le gravier ne soit entraîné et pénètre dans ces bouches.

Les résidents ne sont pas au bout de leur peine. Les problèmes arrivent aujourd'hui par derrière, à l'arrière de nos maisons. Un promoteur immobilier a acheté tout un lot de 160 pieds de largeur par 1650 pieds de longueur, et voudrait qu'une rue soit construite contiguë à la limite de nos terrains pour y faire un développement domiciliaire de part et d'autre de cette future 20e Rue. Pour réussir son projet et faire fortune, il demande aux propriétaires de lui vendre une partie de leurs terrains.

Le hic, c'est que les frais de service pour la nouvelle rue seront assumés par l'ensemble des propriétaires actuels s'ils ne désirent pas vendre une partie de leurs terrains. Nous avons reçu à cet effet une lettre du coordonnateur de la planification et du développement de la Ville de Shawinigan, pour apprendre que le coût des travaux pour les services (aqueduc, égout, infrastructure de la rue et pavage) pour chacun de nos terrains serait de l'ordre de 45 000 $ en une fois ou de 60 000 $ répartis sur 15 ans. Et voilà le piège! Chaque propriétaire va se dépêcher de vendre au promoteur la partie de son terrain que celui-ci convoite pour ne pas devoir payer ces coûts prohibitifs pour des services dont il n'a pas besoin. Pour le moment, la Ville voudrait soi-disant connaître notre opinion, mais à l'évidence certains propriétaires ne verront que du feu, prendront peur et voudront vendre au plus vite pour ne pas avoir à assumer de tels coûts.

On ne peut que voir là une façon détournée pour exercer des pressions, voire même de l'intimidation! Quel stratagème!

J'ai quelques questions pour vous, monsieur le directeur de la planification ainsi que pour monsieur le maire. Si quelqu'un n'est pas favorable, mais que la majorité des propriétaires acceptent, obligeriez-vous ce propriétaire à payer pour les services qu'il ne requiert pas? Et pourquoi cet intérêt soudain pour un cul-de-sac derrière nos maisons, alors que non loin de là il y a un développement domiciliaire où à l'évidence on est en manque d'acheteurs? Qu'adviendra-t-il du canal Jobin essentiel pour égoutter nos terrains et qui ne doit pas être bouché? Pourquoi la Ville se lancerait-elle dans la construction d'une rue cul-de-sac, alors que le surplus budgétaire de 2014 est un famélique 130 400 $? À qui cela profite-il? Pourquoi venir ainsi égorger des propriétaires qui paient des taxes depuis 20 ans, 30 ans et quelquefois plus de 40 ans?

Roger Greiss

Secteur Grand-Mère

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