Trop de cadres au Cégep de Trois-Rivières

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Le Nouvelliste

Une courte émotion est montée lorsque j'ai lu les propos de Raymond-Robert Tremblay, directeur général du Cégep de Trois-Rivières. Il affirme: «Nous avons 30 cadres. Notre taux d'encadrement est très bas; on a un cadre pour 28 employés [...] il serait impossible de sabrer dans le personnel cadre sans engendrer une réorganisation complète du collège». Ça va pas, non?

Juste de même, un prof de sciences humaines, cours connexes (cours-300), littérature, philosophie fait face à 150 étudiants par semaine. Les employés du Cégep sont scolarisés, suffisamment pour avoir été engagés.

Pourquoi donc ont-ils besoin d'autant d'encadrement? Mis à part les services techniques et les directions d'enseignement, que font réellement les cadres de toutes catégories?

Dans quels domaines sont-ils à ce point nécessaire qu'il faille réorganiser complètement le collège si quelques-uns, pour donner un exemple, étaient affectés à l'enseignement, là où les besoins sont criants?

Un tel besoin d'autant de cadres révèle un manque de discernement dans l'application à réussir ce qui doit encore se nommer la mission du collège.

La marge de manoeuvre d'un directeur général a la largeur de sa compétence d'écoute et de sensibilité aux personnels. Monsieur Tremblay parle relativement bien, mais écoute relativement mal. Malheureusement.

Au fait, il serait pertinent de savoir combien coûte les 30 cadres, au total, annuellement, et quel est leur apport dans la réussite du Cégep à remplir sa mission? Ça nous donnerait à réfléchir... ou pas.

Jean-Claude Soulard

ex-membre du conseil d'administration du Cégep

Trois-Rivières

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