Belle occasion d'affaires!

Des terrains infestés de vers blancs.... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Des terrains infestés de vers blancs.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Le Nouvelliste

Le ver blanc, tout comme la pyrrhotite, belle occasion d'affaires!

Plusieurs petits propriétaires qui avaient à coeur d'enjoliver leur quartier par l'entretien de beaux parterres et leurs fleurs sont découragés par l'invasion de vers blancs et de pyrales qui finissent par tout détruire, année après année. Des parterres complètement jaunis et détruits à recommencer tout le temps.

Comme le dénoncent les gens pris par des concentrations de pyrrhotite dans les fondations, les vautours de la belle occasion ont envoyé sur le terrain des vendeurs de rêves qui ont tous des solutions plus miraculeuses que le concurrent et surtout de plus en plus chères. Ces «bibittes» de la vente de produits dont ils maintiennent le monopole, après s'être assurés que le gouvernement en défende la vente libre en magasin, y vont maintenant avec des tarifs hautement exagérés et parfois avec des résultats douteux.

Rappelons-nous que nous pouvions au besoin acheter des produits lorsque la situation était nécessaire. À la même époque, les marchands épandeurs de pesticides et d'engrais nous offraient d'envoyer leurs étudiants, en quête d'emplois d'été, déverser sur nos pelouses de grandes quantités d'engrais enrichis d'insecticides et d'herbicides hautement toxiques, et ce, juste à titre de traitement préventif. Les étudiants en culottes et manches courtes, non protégés, non formés, étendaient à tout vent, et même les journées pluvieuses et venteuses, ces milliers de gallons de la mort à titre supposément préventif pour nos pelouses. Au diable l'absorption par les étudiants, par les propriétaires de terrains, de pelouse et de puits d'eau potable!

Aujourd'hui, dans sa grande sagesse, le gouvernement du Québec a retiré les produits des tablettes et a donné le monopole aux compagnies qui se drapent sous des appellations vertes et écologiques. De noms à connotation chimiques, ils ont emprunté des noms racoleurs de couleur verte. Ils ont toujours accès à des produits encore hautement toxiques s'ils sont utilisés avec excès et à titre préventif. Qui plus est, nous n'avons pas le choix de prendre le forfait complet et pour une durée de plusieurs années, à un prix aussi élevé que notre taxe scolaire. C'est ça le monopole que dénoncent nos commissions d'enquête. De l'excessif pour des épandages excessifs à des prix excessifs.

Devrait-on rêver qu'un chercheur puisse enfin mettre au point un répulsif qui éloignera définitivement les vendeurs parasites qui abusent afin de dévorer indûment les portefeuilles des banlieusards? Les tarifs d'épandage montent plus rapidement que les vers ne font surface sur la pelouse. Par ailleurs, Le Nouvelliste nous apprend que la Ville, avec nos taxes, épandra pour 31 000 $ d'insecticides Alcelepryn dans tous les parcs municipaux. Pourquoi 500 $ pour un simple petit parterre avant de maison? Se poser la question, c'est y répondre.

Louis Perron

Trois-Rivières

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