École Sainte-Marie: un agrandissement indispensable

Véronique Caya... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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Véronique Caya

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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Le Nouvelliste

Lettre au ministre de l'Éducation, François Blais.

Je suis un des médecins de famille oeuvrant à la Coopérative de Saint-Boniface. J'ai choisi de m'y établir avec ma famille car j'y voyais un endroit rural attrayant, sécuritaire et doté d'une école primaire renommée où mon enfant pourrait s'épanouir.

Mon garçon a un trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité et ce n'est pas aisé pour lui l'apprentissage scolaire. Pourtant, je constate l'attachement que mon garçon a pour son école. Ce sentiment l'aide énormément à le garder motivé dans son parcours scolaire. De plus, nous réussissons à lui donner un cadre de vie familial plus agréable en lui permettant de venir dîner à la maison.

Je dois donc vous avouer que la perspective que mon enfant soit envoyé dans une autre école m'inquiète beaucoup. La routine et un encadrement stable sont des éléments essentiels pour mon enfant ainsi que pour tous les enfants souffrant de troubles d'apprentissages, quels qu'ils soient. Nous mettons en oeuvre beaucoup de moyens pour les aider dans leurs apprentissages, je ne crois donc pas qu'il serait bon de venir saboter nos efforts par le déracinement.

C'est pourquoi l'idée de transférer quelques classes dans les locaux de l'hôtel de ville (solution temporaire envisagée jusqu'à maintenant pour pallier le manque de classes) ne m'apparaît pas comme une bonne solution, même à court terme. De plus, je suis inquiète pour ma communauté. D'un point de vue médical, notre coopérative fait beaucoup d'efforts afin de recruter de nouveaux médecins dans la région afin que notre population soit bien traitée. Eh bien je crois qu'il est aussi important pour la vitalité de la municipalité d'y avoir une école forte et prospère. La santé et l'éducation sont des maillons essentiels à la survie d'un village et je crois que si les efforts nécessaires n'y sont pas, nous aurons à craindre pour notre avenir.

Merci de prendre en considération ce cri du coeur d'une mère face à l'avenir de son enfant et de ceux à venir, mais aussi celui d'un médecin de famille pour sa communauté.

Dre Véronique Caya

Saint-Boniface

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