À l'aide, monsieur Harper!

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Le Nouvelliste

Deux ans à réfléchir, tous ces mois à penser que peut-être, il y a erreur dans le calcul et dans le carottage et que finalement le solage de notre résidence n'est pas atteint de pyrrhotite. Deux ans à refuser d'y croire, convaincus que toutes ces démarches sont faites inutilement.

Et puis, on embarque, on décide d'y aller pour le grand saut, on vide le garage, on range en entrepôt tous les biens du sous-sol.

Un matin d'avril, l'escadron d'ouvriers spécialisés arrive, les cloisons disparaissent et tout à coup on peut apercevoir les murs internes de la fondation... c'est là que tout est devenu clair pour nous; aucun doute, même avec très peu de signes apparents externes, d'énormes fissures se croisent partout sur la fondation, certaines d'entre elles laissent pénétrer l'eau à l'intérieur et celle-ci stagne entre le styromousse et le béton fragilisé. Presque un soulagement et une délivrance, mais ce n'est que le début d'un grand combat résultant d'une grande supercherie qui aura fait couler beaucoup d'encre et qui aura détruit beaucoup de rêves et d'années d'efforts.

Bien que le juge Michel Richard ait rendu un jugement plus que parfait dans la cause de la pyrrhotite, les vautours de ce monde vont continuer de dépenser des milliards et à se battre pour faire croire que personne n'est responsable de ce scandale.

Imaginez: bien qu'ayant été informés en janvier dernier que les travaux de notre résidence débuteraient le 20 avril, la partie adverse nous a signifié le vendredi 17 avril à 15 h 30, ses intentions de procéder à une expertise du bâtiment le 22 avril et à de nouveaux tests de carottage de la fondation en contre-expertise. Bravo, messieurs, pour votre indulgence et votre attitude en pareille circonstance, même avec beaucoup de mépris et de haine on ne pourrait faire mieux!

Dépêchez-vous car les travaux ne seront en aucun temps retardés en vous attentant, je songe même à faire livrer à vos bureaux les débris de la fondation de notre résidence comme nouvelle preuve au dossier.

Les gens de la partie adverse se sont pointés sur notre chantier à plusieurs reprises, sans prévenir, sans se présenter et sans même vouloir s'identifier; un vendredi après-midi durant la destruction de la fondation, deux compagnies ont envahi les lieux et ont fait des dizaines de tests de carottage comme si notre résidence était devenue un site archéologique ouvert aux scientifiques en recherche de cause, nous laissant croire que ce phénomène serait étudié en profondeur par des firmes spécialisées.

Certains ont même voulu installer des sondes d'humidité pour prouver que les lieux sont trop humides et qu'eux ne sont en aucun temps responsables des dommages. Encore un fois, on va vouloir faire porter le chapeau de ce drame humain à Dame nature? On n'est sûrement pas la première résidence de la région atteinte de ce furieux cancer qui détruit le béton!

Tout à coup cette hypothèse serait retenue: notre valeureux gouvernement fédéral va sûrement décider de nous octroyer un crédit pour catastrophe naturelle. Monsieur Harper, on vous demande ce qui nous revient de droit: de l'aide! Cessez de pelleter dans la cour du provincial les responsabilités qui vous incombent et souvenez-vous, nous sommes tous des contribuables.

Alain Lahaie

Trois-Rivières

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