La pollution, c'est notre responsabilité

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Le Nouvelliste

Ce n'est pas seulement à l'occasion du Jour de la Terre qu'il faut penser et agir pour la planète. C'est tous les jours. Pour avoir parcouru plusieurs endroits sur la planète, je constate que nous vivons sur un coin de terre assez extraordinaire où la vie, sous toutes ses formes et sur bien des plans, est même très belle.

Malheureusement, l'inconscience des êtres humains fait en sorte qu'on souille allégrement le sol, les eaux et l'air de notre région. On condamne à grands cris la pollution de nos cours d'eau et des océans. On pense que cela se passe en Afrique ou en Asie alors qu'ici, nos gestes petits, voire banals, sont aussi responsables du dégât environnemental dans lequel nous sommes plongés. Cela se passe ici, pas loin de chez nous, à Trois-Rivières sur Saint-Laurent.

Je suis en révolte contre les citoyens qui profitent des belles journées pour prendre une collation et jouir de la beauté des berges du Saint-Maurice tout en polluant l'endroit de l'emballage de leurs produits de consommation, les laissant partir au vent et dans la rivière. Je peste contre les irresponsables qui pensent que notre rivière est un immense vacuum de déchets et de poubelles. Je ne peux comprendre l'immobilisme des promeneurs et promeneuses du week-end devant les sacs de plastique dans le branchage des arbustes et qui n'osent pas les ramasser pour les mettre à la poubelle, à quelques pas de là. Le 19 avril, j'ai pris deux heures de la journée pour ramasser ce qu'on pouvait voir de déchets sur les berges du Saint-Maurice de Trois-Rivières sur Saint-Laurent. Je n'avais rien à apporter, tout était déjà fourni: les sacs de plastic, accrochés aux arbres, m'attendaient pour que je les remplisse de traîneries.

Je savais qu'il y avait du travail à faire. Malgré tout, j'ai été étonné du résultat de ma collecte. Tout ce que j'ai ramassé allait tout droit dans la rivière, qui elle allait au fleuve, qui lui allait dans l'Atlantique. Plastique, papier, aluminium, styromousse, polythène, verre et j'en passe, tout ça traînait sur une petite partie des berges. Et heureusement que le reste des arbres et des arbustes qui y subsistent (parce que plumés et émondés systématiquement par les services de la Ville pour la belle vue de monsieur le maire) font office de barrière à la pollution. Notre inconscience individuelle, notre irresponsabilité collective affectent toute la flore et toute la faune terrestre et aquatique. Cette pollution dépasse nos frontières. Elle affecte notre planète.

Le Jour de la Terre c'est à chaque instant. Et peut-être qu'on y pensera deux fois avant de jeter sur la route son mégot de cigarette hors de la voiture. Un mégot de cigarette, ça ne se mange pas et ça prend des années à se décomposer. Un mégot, c'est toxique.

Pour les générations à venir, pour la faune et la flore de la planète, prenons le bon exemple. Agissons dès aujourd'hui et à chaque instant. Juste un p'tit ménage du printemps autour de la maison, c'est déjà ça! Et arrêtons de dire et de penser que c'est (encore) aux autres à le faire.

Jocelyn Landry

Trois-Rivières

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