Et les parents, alors?

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Le Nouvelliste

On assiste depuis quelque temps aux revendications d'étudiants y allant même au saccage de locaux de l'Université du Québec à Montréal (UQAM). Une caricature sur le web présentant des étudiants masqués intitulée «État Uqamique» m'a bien fait sourire. Dans le contexte de la loi 20 du ministre Barrette, des étudiants en médecine ont défilé en sarrau blanc, présentant au préalable à la police, tel que prévu par la loi, l'itinéraire des manifestants. Tellement civilisé que la police a même prêté un porte-voix à un étudiant!

Le contexte de l'UQAM nous fait au contraire sursauter. Une injonction de la Cour supérieure du Québec obligeait les étudiants à ne pas interférer dans le déroulement des classes pour ceux qui désirent poursuivre leurs études. Malgré cette injonction, on a vu des étudiants se foutre des tribunaux et de l'autorité. Des professeurs de l'UQAM se sont même portés à la défense de ces «pauvres étudiants». L'expression «artisan de son propre malheur» porte vraisemblablement bien son nom. L'Association générale des étudiants (AGE) aurait dû dès l'émission de l'injonction informer ses membres des obligations légales d'une injonction et des conséquences d'y contrevenir.

La police se devait d'intervenir et on se souviendra de l'emprisonnement des leaders syndicaux Marcel Pépin, Louis Laberge et Yvon Charbonneau en 1972 suite au déclenchement d'une grève illégale. Durant la crise d'octobre de 1970, plusieurs avaient trouvé démesurée la Loi des mesures de guerre. Toutefois, lorsqu'on en vient à kidnapper un ministre et un diplomate, les autorités en place dont Robert Bourassa, un grand premier ministre, n'avaient pas d'autre choix que d'intervenir avec vigueur.

En fin de semaine, une manifestation a eu lieu cette fois-ci à Québec sur l'effet des gaz à effet de serre (GES). Il existe tellement de manifestations par les temps qui courent qu'on devrait utiliser un agenda électronique pour les suivre. Mais dans toutes ces manifestations d'étudiants, il existe des dommages collatéraux. De nombreux parents se saignent afin d'offrir de leur vivant à leurs enfants un héritage, une éducation de qualité. Le vieil adage que me récitait souvent ma mère décédée en novembre s'avère encore d'actualité: «Qui s'instruit s'enrichit».

Évidemment, on aura compris là qu'une instruction adéquate et de qualité peut aider un enfant à faire son petit bout de chemin dans la société. De nombreux étudiants triment dur, la majorité, il faut les encourager et les supporter. J'avais, pour le plaisir, calculé la Valeur Actuelle Nette (VAN) de fournir à l'époque à mon enfant une bonne chaise et table pour étudier. Investissement fort rentable et d'ailleurs les casseroles que je lui avais fournies sont demeurées dans son appartement durant ses études!

Somme toute, certains étudiants devraient être davantage conscients des efforts financiers des parents et ne pas nuire aux études d'étudiants qui désirent poursuivre leurs études avec assiduité. Peut-être un cours 101 sur l'obligation légale d'un étudiant!

André Laperrière

Shawinigan

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