Contre l'autorité tout court!

Des individus masqués arpentent les corridors de l'UQAM.... (Photo: La Presse)

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Des individus masqués arpentent les corridors de l'UQAM.

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Le Nouvelliste

Dès le début des manifestations étudiantes, l'austérité en était le prétexte. Or, cela a glissé rapidement sur d'autres raisons: hydrocarbures, coupes, anticapitalisme, etc. Pourquoi manifestez-vous? Fuck, de répondre des étudiants. À regarder de près ce qui se vit, soir après soir, je n'en ai pas trouvé, sauf celle de manifester contre l'autorité.

Oui, vous allez me dire que le geste du policier envers la jeune fille, le 26 mars à Québec, était intolérable, j'en conviens, et les autorités policières doivent s'excuser de cette bavure. Mais cela excuse-t-il les bavures d'une poignée de radicaux, par exemple, le 2 avril à l'UQAM où quelques types masqués ont intimidé, défié l'injonction ordonnant le droit d'assister à des cours pour des étudiants? Qui plus est, l'attitude du prof qui a reculé devant ces anarchistes et s'est rangé de leur côté. Ça ne se passerait pas comme ça si le même incident avait eu lieu devant un hôpital. On aurait fait le 911, les gardiens de sécurité et les policiers seraient intervenus.

Et que penser de cette altercation entre un étudiant qui voulait assister à ses cours, en cette fin de session, et qui débattait avec une jeune fille (carré rouge) qui l'a traitée d'égoïste (tu penses juste à toi). La démocratie, c'est nous autres, de répliquer la jeune fille. J'ai appris que la démocratie, c'est pour tout le peuple. Qu'est-ce qui peut sortir de bon de ces manifestations? Rien.

Manifester n'est pas un jeu. Manifester masqué, sac au dos, provoquer la police à six pouces du nez, scander des slogans du genre «Avancez à cheval, le bon policier est au cimetière!», cela n'a rien de rassurant. Ou bien de laisser l'ASSE et son ex-porte-parole, Camille Godbout, comparer les policiers à ceux de Ferguson où la situation actuelle au camp de concentration d'Auschwitz en Pologne! Quelle ignorance de notre histoire chez ces jeunes!

À qui la faute? Chu tanné d'entendre que manifester est un choix à respecter. Faudrait aussi assumer les conséquences des actes illégaux. Entendre le discours d'un Amir Khadir, d'une Camille Godbout, d'une Véronique Hivon qui qualifient le ministre de l'Éducation, François Blais, de paternaliste parce qu'il a comparé les étudiants à des enfants. Et pis après, c'est peut-être vrai que ce sont des enfants gâtés.

On dirait d'un côté les TLM (toujours les mêmes) qui ont toutes les libertés, sans devoirs et responsabilités.

La question de fond qui entretient la crise, c'est une Camille Godbout, un Amir Khadir, des recteurs d'universités qui tolèrent indûment la situation, des partis d'opposition à l'Assemblée nationale qui n'ont rien de constructif à proposer. C'est désolant!

J'exhorte mon député, les députés de la Mauricie, l'ensemble des députés à l'Assemblée nationale qui ont encore un brin de bonne volonté à dénoncer vigoureusement le député Amir Khadir de Québec solidaire pour son attitude et ses propos incendiaires qui frôlent la désobéissance civile à l'occasion; je les invite à proposer de remettre à jour la loi 3 sur la liberté de faire des manifestations pacifiques, sans violence, et de faire respecter les injonctions accordées aux étudiants pour qu'ils puissent suivre leurs cours, lesquelles sont bafouées.

Pour moi, payeur de taxes, cet individu ne mérite tout simplement pas le siège qu'il occupe à l'Assemblée nationale. Sinon, ce sera l'anarchie au Québec et je ne me sens pas du tout solidaire d'un tel climat.

André Gendron

Shawinigan-Sud

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