Une menace

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Le Nouvelliste

Les organismes en défense collective des droits de plusieurs régions organisent différentes activités afin de souligner la sortie d'une revue illustrant comment l'austérité menace les droits sociaux et le lancement d'une pétition visant le rehaussement du financement des organismes défendant ces droits sociaux. Le Regroupement des organismes d'éducation populaire autonome de la Mauricie y joint sa voix.

Les organismes en défense collective des droits ont pour mission de promouvoir les droits sociaux et économiques au Québec et de faire reculer la pauvreté et l'exclusion. Ces organismes se portent à la défense des chômeurs, des locataires, des personnes handicapées et des consommateurs, des travailleurs non syndiqués, des personnes assistées sociales et des femmes, particulièrement ceux à faible revenu.

En imposant l'austérité sous de faux prétextes, le gouvernement du

Québec s'attaque aux personnes les plus vulnérables, au droit à l'éducation, à la santé, au travail, à un revenu décent et à l'égalité pour les femmes. C'est ce qui est démontré dans la revue Austérité imposée, droits sociaux menacés produite par la Ligue des droits et libertés en collaboration avec le Regroupement des organismes en défense collective des droits.

Le financement des organismes en défense collective des droits est au coeur de la capacité de s'organiser et de défendre leurs droits pour les personnes vivant des inégalités et des injustices. Plus les droits sont attaqués, plus les besoins de les défendre sont grands, et plus le financement est nécessaire; c'est ce qu'on veut faire comprendre au gouvernement par cette pétition.

Les organismes en défense de droits sont parmi les moins bien financés de l'ensemble des organismes communautaires.

À titre comparatif, pour l'année 2011-2012, la moyenne du soutien financier gouvernemental pour les organismes d'action communautaire était de 124 145 $, alors que pour les organismes en défense de droits, elle ne fut que de 55 705 $.

De plus, près du quart des organismes n'ont qu'un montant de 30 000 $ annuellement.

Ils réclament un rehaussement de 40 millions $ de leur financement pour mener à bien leur mission.

C'est un principe élémentaire de démocratie que les personnes dont les droits sont attaqués puissent les défendre... collectivement.

En 2001, le gouvernement du Québec adoptait une politique reconnaissant l'importance de l'action communautaire. Il s'engageait à assurer un financement stable et continu des organismes en défense collective des droits.

Les personnes qui désirent signer la pétition peuvent communiquer avec le ROM au 819-373-2332 ou par courriel rom.agent.mobilisation@gmail.com et par la suite la retourner par la poste à ROM 1322, rue Sainte-Julie, bureau 25, Trois-Rivières (Québec) G9A 1Y6.

Marie-Josée Magny

vice-présidente

Regroupement des organismes d'éducation populaire autonome de la Mauricie.

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