Soutenons les jeunes

Ceux qui blâmeraient les jeunes qui ont mené... (Photo: Marco Campanozzi, archives La Presse)

Agrandir

Ceux qui blâmeraient les jeunes qui ont mené ce printemps érable, rappelez-vous seulement ce que nous, qui étions jeunes à l'époque, avons fait dans les années 60. Il est normal que les jeunes réagissent et s'expriment.

Photo: Marco Campanozzi, archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Le Nouvelliste

Pourquoi ne pas inclure dans notre Constitution que les promesses électorales devront, dorénavant, être respectées? Pourquoi ne pas exiger que les pouvoirs en chambre répondent honnêtement aux questions de l'opposition? Pourquoi ne pas pénaliser les élus qui mentiraient ou tenteraient de camoufler des informations? Pourquoi ne pas forcer les gouvernements, même majoritaires, à se tourner vers un arbitre, lors de fortes contestations du peuple?

Il est grand temps que les choses changent. Nous avons vu, particulièrement au Québec, lors des dernières élections, un parti politique faire des promesses afin de séduire l'électorat. Une fois élu, les promesses ont pris le bord et le programme s'est rapidement tourné vers l'austérité. Pourtant, jamais il ne fut question de cela lors de la campagne électorale... Comment pouvons-nous encore accepter de tels états de fait?

En 2012, le gouvernement majoritaire des libéraux a tenté de s'immiscer dans l'avenir de nos étudiants. Nous savons tous la suite; les étudiants ont eu le dernier mot. Ceux qui blâmeraient les jeunes qui ont mené ce printemps érable, rappelez-vous seulement ce que nous, qui étions jeunes à l'époque, avons fait dans les années 60. Il est normal que les jeunes réagissent et s'expriment. Après tout, n'est-ce pas de leur avenir dont il est question? Je trouve très rassurant de voir à quel point notre jeunesse est structurée et s'exprime.

J'ai l'impression que nous allons maintenant entrer dans une nouvelle ère. Une autre révolution tranquille se pointe à l'horizon, mais, sera-t-elle vraiment tranquille? Avec tout ce qui se passe actuellement dans notre pays, de plus en plus de gens, de tous âges, s'opposent fermement aux politique et excès de pouvoir, tant fédéral que provincial. Il est temps que nous réalisions que le pouvoir du peuple possède une force inouïe. Les jeunes ont l'énergie pour initier le mouvement et les autres vont inévitablement les appuyer fortement. Il est grand temps que les choses changent. Malgré mon âge qui frise la fin de la soixantaine, j'appuie totalement les démarches que nos jeunes tentent de mettre en branle.

Les choses ne sont plus ce qu'elles étaient. Non seulement, l'information circule à haute vitesse, mais, également, les citoyens ne sont plus isolés. Le phénomène des médias sociaux a transformé notre société et les pouvoirs se doivent maintenant de composer avec ce fait. Nous avons eu le printemps érable en 2012. Préparez-vous maintenant un printemps exécrable... Les libéraux au Québec gouvernent en se bouchant les deux oreilles tout en ignorant les valeurs démocratiques. Comment peut-on, en 2015, agir ainsi dans une démocratie telle que la nôtre? Actuellement, à la suite de leurs fausses déclarations sur la situation financière du Québec, les libéraux s'acharnent sur les moins bien nantis, les enfants, les étudiants, les familles, les malades, les femmes, les organismes communautaires, etc.

De plus, sous prétexte de nous protéger, la gouvernance ferme les yeux sur les excès des forces policières lors des manifestations, car cela fait très bien son affaire. Comme nous ne pouvons plus compter sur nos gouvernements, appuyons de tout coeur l'expression de nos jeunes. Écoutons attentivement les messages de nos étudiants, ils sont en mesure de faire comprendre aux pouvoirs ce que signifie le mot démocratie.

Thierry Évrard

Trois-Rivières

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer