Au-delà des beaux discours

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Le Nouvelliste

L'auteur, Donald Martel, est député caquiste de la circonscription Nicolet-Bécancour.

Je veux vous parler de compassion. Mais je veux aller au-delà des beaux discours de ceux qui se disent soucieux de compassion envers les démunis, et qui ont tendance à s'approprier cette idée en exclusivité, comme s'ils avaient inventé le concept. Je fais référence à la lettre signée Isabelle Bombardier, parue dans Le Nouvelliste du 10 mars.

Pour moi, il y a cette réalité incontournable que pour être généreux, il faut en avoir les moyens. Or, le Québec a besoin de se refaire une santé financière. Il doit faire un rattrapage important. Pour ce faire, il doit travailler sur deux plans: gérer rigoureusement ses finances et mettre en place des politiques qui permettront d'assurer sa croissance, donc d'augmenter ses revenus et sa richesse collective, ce qui lui donnera le pouvoir de mieux la partager.

Pour gérer ses finances, le Québec doit éviter le gaspillage sous toutes ses formes, corruption, laxisme, mauvaise gestion, fraude, etc. Les fraudeurs, qu'ils soient à l'aide sociale, dans l'administration publique ou dans la haute finance, doivent être neutralisés. C'est la bonne façon de s'assurer que les gens qui ont besoin des services obtiennent leur juste part des revenus générés par l'État. C'est dans cette perspective que j'ai déploré la timidité des mesures annoncées récemment par le gouvernement en matière d'emploi et de solidarité sociale.

Que propose-t-on véritablement pour favoriser le retour sur le marché du travail des bénéficiaires aptes à le faire? Quelles mesures met-on de l'avant pour assurer que les personnes véritablement dans le besoin ne soient pas pénalisées par les abus de ceux qui fraudent le système? Poser ces questions, ce n'est pas manquer de compassion envers les plus démunis, comme on semble vouloir l'insinuer. Au contraire, c'est en réglant ces problèmes que nous arriverons à des mesures plus justes, plus équitables et plus généreuses envers tous.

Je veux rappeler ici que j'appartiens à une formation politique qui mise sur le développement économique, la création de la richesse et la gestion équilibrée des finances publiques dans le but d'en arriver à un État efficace et prospère. Cela n'est pas incompatible avec une attitude compatissante, bien au contraire. J'ai la conviction que c'est la meilleure façon de permettre à l'ensemble de la collectivité d'accéder à plus de liberté et de bonheur.

Je suis vraiment convaincu que c'est en stimulant la création d'emplois, les projets porteurs, les initiatives innovantes, l'appui à nos entrepreneurs, à nos agriculteurs et à nos jeunes que nous allons dynamiser nos économies locales, relancer nos communautés, redonner de la vie aux villages et municipalités en difficulté. En offrant plus d'opportunités aux gens, nous combattons le chômage et la pauvreté, nous aidons les familles à retrouver espoir et à avoir confiance en l'avenir.

Encore une fois, c'est une conviction très profonde chez moi et c'est une des grandes raisons de mon engagement en politique.

Je pense que des gens ont tout à fait le droit d'avoir une opinion différente de la mienne et je suis même prêt à en débattre avec eux. Mais je voudrais qu'une chose soit bien claire: je ne souhaite aucunement que l'on coupe les vivres à celles et ceux qui en ont besoin et je sais que de nombreuses personnes et de nombreuses familles ne pourraient se passer de l'aide que l'État leur fournit. Il faut continuer à le faire.

Je souhaite rassurer madame Bombardier et lui dire que, oui, je travaille fort pour mériter et conserver la confiance des électeurs, mais contrairement à ce qu'elle insinue, je le fais en m'appliquant à défendre leurs intérêts, avec le plus d'intégrité et de franchise possible. Rassurez-vous, madame Bombardier. Je sais très bien pour qui je suis là.

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